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Publié le mardi 1er octobre 2013

Casto et Leroy ne bricolent pas avec les profits



Dans la guerre du dimanche ou du travail de nuit qu’ils ont déclenché, les groupes de la grande distribution n’hésitent pas à nous faire croire que le but de tout cela ne serait que l’emploi et les salaires, mais, c’est pour faire oublier les énormes profits réalisés et la guerre de concentration que se livrent les enseignes.

Selon une récente étude de l’Insee, le chiffre d’affaires des enseignes de bricolage a été presque multiplié par deux entre 1996 et 2006 pour atteindre 17 milliards d’euros. en 2012, il atteignait 24 milliards d’euros.

Ce secteur économique est de plus en plus concentré.

Il est pratiquement révolu, le temps de petites quincailleries indépendantes de centre-ville qui se sont fait river le clou par les grandes surfaces de périphérie. Ainsi en 2006, le trio
Leroy Merlin, Castorama et Brico Dépôt réalisait 43 % du chiffre
d’affaires du secteur. En dix ans, les grandes surfaces ont gagné 15 points de parts de marché.

Leroy Merlin qui possède 121 magasins dans une dizaine de pays appartient au groupe Adeo, détenu à 85 % par la famille Mulliez (qui contrôle notamment Auchan). Ce groupe affiche un chiffre
d’affaires de 14,9 milliards d’euros, qui le classe au troisième rang mondial. Pour le seul Hexagone Leroy Merlin a réalisé un
chiffre d’affaires de 5,5 milliards d’euros l’an dernier, en augmentation
de 4 %.

Castorama appartient au groupe britannique Kingfischer. Celui-ci contrôle également un "concurrent" de Casto, Brico Dépôt. Il réalise
10,57 milliards de livres de chiffre d’affaires.

Dans la guerre qu’ils se livrent entre eux, ce sont les salariés, mais aussi les fournisseurs qui paient. Pour les salariés, l’extension des jours et des heures d’ouverture se traduit par une ultraflexibilité et une politique salariale low cost.