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Publié le lundi 24 septembre 2012

Croissance or not croissance ?



François Hollande avait fait de
la relance économique et de la
croissance en Europe un thème
majeur de sa campagne
électorale. N’ayant pas obtenu
la renégociation espérée du
traité de discipline budgétaire,
il a dû se contenter qu’un volet
sur la croissance y soit annexé.

Durant la campagne électorale, le candidat
François Hollande ne manquait
pas une occasion de s’opposer
au traité concocté par le couple franco-allemand.
Dénonçant la sévérité accrue de la
discipline budgétaire du TSCG, il promettait
une renégociation de ce traité en cas de victoire
de son camp à l’élection présidentielle
avec un effort de relance de la croissance
plutôt qu’une austérité perpétuelle, institutionnelle
et généralisée. Cependant, une fois
élu, et dès le sommet européen de la fin du mois de juin, il s’est heurté aux limites posées
par l’Allemagne et, en guise de renégociation
du TSCG, n’a obtenu que l’adjonction
d’une annexe pompeusement baptisée
pacte de croissance. Celui-ci est d’emblée
jugé très faible, sans substance et pas à la
mesure des besoins de l’UE. D’autant moins
d’ailleurs qu’il ne prévoit aucune nouvelle
dépense publique et n’est pas en mesure de
contrebalancer les effets néfastes de l’austérité.
Car dans les grandes lignes, le pacte
de croissance passe à la fois par une augmentation
de la capacité de prêt de la
Banque européenne d’investissement (BEI)
de 60 milliards d’euros, auxquels s’ajoutent
55 autres milliards issus de la réaffectation
de fonds structurels non utilisés ainsi que
5 milliards de « project bonds » destinés à
financer des projets d’infrastructures de
transport et d’énergie. Rien, en somme, qui
permettrait de livrer bataille pour la croissance
et pour l’emploi.