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Publié le mardi 31 juillet 2012

Les propositions de la CGT



La CGT propose le droit à une politique
familiale solidaire, pour une vie familiale épanouie et réaffirme que les prestations familiales (Sécurité sociale) et fiscalité (État) sont deux composantes essentielles de l’aide financière
apportée aux familles par la société.

L’accueil, les soins, l’entretien et l’éducation des enfants représentent une fonction sociale qui engage l’avenir de la société et justifie une politique familiale de haut niveau.
Cette politique familiale doit permettre de soutenir et encourager le travail des femmes quelles que soient leurs responsabilités familiales.

- Une part plus importante du PIB doit être consacrée à la politique familiale.
- Les ressources de la branche Famille doivent être augmentées, notamment dans le cadre d’une réforme du financement de la Sécurité sociale.
- L’universalité du droit aux allocations familiales doit être réaffirmée car elle maintient pour partie le niveau de vie entre ménages sans enfant et ménages ayant des enfants à charge.
- Le droit aux allocations familiales (non imposables et sans condition de ressources) doit être assuré dès le 1er enfant.
- Indexation des prestations familiales et des plafonds de ressources ouvrant droit à certaines prestations, sur la base de l’évolution du salaire moyen.
- Revalorisation du montant de base de l’allocation de rentrée scolaire.
- Les conditions de ressources imposées pour le droit à la prime de naissance et l’allocation de base de la PAJE doivent être supprimées.
- Des droits nouveaux pour les parents séparés doivent être créés, notamment le partage de l’ensemble des prestations familiales et de logement.
- Création d’un service public de la petite enfance permettant un accueil diversifié avec un plan de formation de personnels qualifiés.
- La transformation en prestations légales, des prestations de service destinées au financement des structures d’accueil des jeunes enfants permettrait de mieux sécuriser leur financement et
donc leur pérennité.
- Création d’un système de péréquation financière au niveau des collectivités territoriales pour le développement des équipements et des services.
- Le montant du complément de libre choix d’activité qui indemnise le congé parental, doit se faire sur la base du salaire antérieur du parent en congé parental et être versé jusqu’au 1er anniversaire de l’enfant.
- Équipements et services accueillant les enfants, les jeunes et les familles, hors temps scolaire, doivent être développés et répartis sur tout le territoire.

En conclusion

La productivité du salariat en France
est reconnue comme particulièrement
élevée. Au nom de quelle compétitivité,
qui affirme que le travail est trop
rémunéré en France, devrait-on abaisser
les droits sociaux des salariés et des parents
salariés ?

Qu’est-ce que la compétitivité dans un
monde dominé par les règles des marchés
financiers où le travail et ses valeurs
émancipatrices sont piétinées ?

Quel est ce monde où le travail doit être
rémunéré le moins possible pour ceux
qui détiennent la propriété des moyens
de production et des capitaux volatiles
et spéculatifs ?

Les réformes annoncées posent ces
questions sans réponses actuelles satisfaisantes
pour l’intérêt collectif, l’intérêt
général, le monde du travail. Dans
les pays qui ont une protection sociale
développée, les entreprises ne sont pas
exemptées de contributions spécifiques.
C’est le cas notamment des pays scandinaves.
C’est-à-dire l’équivalent de nos
cotisations sociales sous une autre forme
contributive. C’est une autre conception
des prélèvements, mais tous les acteurs
contribuent au financement de la protection
sociale, les entreprises aussi.

La politique en faveur des familles brille
par son absence dans les propositions
programmatiques des candidats et le
débat porte essentiellement sur quelles
économies peut-on faire et où ? Pourtant
la politique familiale s’est enrichie
du travail des femmes, qui apporte des
recettes à la Sécurité sociale (nous ne
sommes pas que face à des dépenses),
qui crée de l’emploi, des services (qui
ne sont pas gratuits pour les parents),
qui permet au pays un taux de natalité
dont gouvernement et politiques de tous
bords s’enorgueillissent, qui apporte
également des recettes fiscales. C’est
un investissement à long terme pour le
pays. C’est un peu ce que disait le traité
de Lisbonne mais comme notre système
social « à la française » avait pris de
l’avance certains le font reculer !