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Publié le mercredi 16 mai 2012

Les questions d’éthique et de liberté



Il est essentiel d’affirmer la nécessité
d’assurer l’indépendance de chaque
professionnel de santé dans l’exercice
de son métier.

La relation de confiance
patient-professionnel ne peut exister
qu’à cette condition. Il découle de ce
principe qu’aucun professionnel de
santé ne peut s’inscrire dans une
démarche de contrôle social des individus
et/ou des populations.

De la même manière, il ne faut pas
confondre les outils nécessaires aux
professionnels pour assurer une prise
en charge coordonnée des patients et
les données de santé utilisables à des
fins commerciales ou de contrôle individuel
et/ou collectif. Dans ce cadre,
le dossier médical partagé (DMP) tel
qu’il est conçu actuellement ne
répond pas aux besoins des patients
ni à ceux des professionnels.

Nous réaffirmons que doit disparaître
définitivement l’autorisation accordée
à certains médecins hospitaliers
d’avoir une activité privée lucrative au
sein de l’hôpital. Cette pratique
s’étend de plus en plus à l’heure
actuelle et crée, elle aussi, d’insupportables
inégalités d’accès aux soins. De
graves dérives voient le jour et ont
d’ailleurs fait l’objet d’une médiatisation
il y a peu de temps.

Enfin nous estimons nécessaire la suppression
des ordres professionnels.
L’histoire et le fonctionnement de
l’Ordre des médecins montrent bien
que ce type de structures a été mis en
place pour contourner une représentation
professionnelle démocratique,
notamment syndicale. La volonté
récente d’étendre ce mode d’encadrement
professionnel aux autres professions
de santé, notamment aux
infirmières a rencontré une vive opposition.

En effet les professionnels
concernés, ayant à plus de 80 % un
statut de salariés, n’ont vu aucun intérêt
à la création de cette structure et
ont rapidement décrypté les objectifs
de la manoeuvre. Aujourd’hui plus que
jamais, l’existence de l’Ordre des
médecins revient sur la table du fait
des évolutions sociologiques dans la
profession, notamment de l’augmentation
de la part du salariat. Nous
proposons que les salariés soient donc
soumis au régime de droit commun du Code du travail et des conventions
collectives. Pour les travailleurs indépendants,
la création de chambres
syndicales professionnelles leur permettrait
ainsi de rejoindre le mode de
représentation des autres professions
à statut individuel.