La cgt
NOUS SUIVRE
  
Accueil  >> Société  >> Système de santé
Publié le mercredi 16 mai 2012

Les centres hospitaliers généraux



Au sein de chaque territoire de santé
doit se trouver un hôpital général comprenant
une activité de médecine et de
chirurgie dans les principales spécialités,
un service d’accueil des urgences
(SAU), un SMUR ou une antenne
SMUR, une maternité, un service de
psychiatrie ainsi que des structures fixes
et mobiles pour l’hospitalisation à
domicile, la gérontologie, les soins de
suites, les soins palliatifs.

L’hôpital doit rester organisé en services,
son organisation repose sur 3
niveaux : intraservice, interservices,
extrahospitalier.

À l’intérieur du service, il faut développer
les échanges au sein de l’équipe.
Permettre des temps de chevauchement
entre équipes successives pour
faciliter les transmissions. Ceci suppose
une disponibilité de temps et des
lieux où l’équipe puisse se réunir pour
une transmission réellement transdisciplinaire.

Il faut redonner une place
centrale au collectif de travail permettant
la participation de chacun au plan de soins du patient. Cet échange a
aussi une fonction de formation et de
soutien psychologique pour l’équipe,
il peut être renforcé par des groupes
de paroles. Il s’agit de développer
toutes les compétences en associant
les malades eux-mêmes à leur projet
de soins.

Cette organisation suppose une continuité
de la présence des équipes qui
va à l’encontre de la mobilité du personnel
préconisée par le management
qui cherche à remplacer les moyens
humains par des modes opératoires
de type « industriel ».

Le fonctionnement clivé des services
a créé une insatisfaction et des dysfonctionnements,
mais les pôles d’activité
sont une mauvaise réponse. La
coopération entre services ne doit pas
être liée à une optique gestionnaire.
Les liens entre services doivent être
pensés en termes de complémentarité
et d’échanges de compétences. La
mutualisation des personnels sur plusieurs
services empêche le développement
des collectifs de travail définis
plus haut.

Les liens avec l’extérieur et la médecine
de ville doivent être favorisés. Les
centres de santé peuvent avoir un rôle
important dans ces liens comme nous
l’avons vu, en donnant la disponibilité
nécessaire pour les professionnels qui
y travaillent. Il s’agit de promouvoir
la cohérence des projets de soins en
intégrant la prévention, l’éducation
pour la santé, au-delà de l’hospitalisation.
La place des associations de
patients doit y être reconnue.

Par ailleurs, les deux arguments de la
qualité et de la démographie médicale
utilisés pour fermer les structures
de proximité – notamment de chirurgie
– ne sont pas pertinents. D’une
part, la qualité ne peut se concevoir
en nombre d’actes par structures
mais bien en nombre d’actes par professionnel.
Par ailleurs, le regroupement
sur des structures de grande
taille peut également être source de
dysfonctionnements majeurs au-delà
de certains seuils. De plus, la concentration
des patients pose de véritables
problèmes en termes d’infections
nosocomiales, une des priorités affichées
de santé publique. Du côté de
la démographie, nos propositions
évoquées plus loin concernant le
mode d’exercice des professionnels
apportent des réponses pertinentes
tant en terme de qualité, que de
bonne répartition géographique des
moyens.