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Publié le mercredi 16 mai 2012

Une organisation en réseau : du centre de santé local au CHU



Les différents niveaux de réponse

Le système actuel est caractérisé par
plusieurs défauts :

- une coupure plus ou moins
franche entre la médecine de ville
et l’hôpital, malgré l’existence de
nombreux « réseaux », parfois
plus virtuels qu’efficients ;
- une absence de régulation de l’installation
des professionnels entraînant
des disparités flagrantes sur
l’ensemble du territoire, avec de
véritables zones sinistrées en
termes de démographie médicale,
mais aussi de structures d’accueil.
Sans faire l’impasse sur l’étude
approfondie des besoins en fonction,
entre autres, des particularités
géographiques (zones
montagneuses par exemple) ou
démographiques (personnes âgées
moins mobiles et nécessitant peutêtre
plus que d’autres la présence
de solutions de proximité) ;
- un exercice isolé qui ne correspond
plus ni à l’attente des professionnels,
ni à une offre sanitaire de
qualité ;
- un système de rémunération à
l’acte inflationniste et ne prenant
pas en compte la diversité de
l’exercice de la médecine de
proximité.

La CGT propose plusieurs niveaux de
réponse organisés en réseau :

- a) les centres de santé,
- b) les centres hospitaliers généraux,
- c) les établissements publics de psychiatrie
de secteur,
- d) les CHU (centres hospitaliers universitaires)
et CHR (centres hospitaliers
régionaux).

Ces différents niveaux doivent être en
lien en permettant à des praticiens
d’exercer simultanément à plusieurs niveaux (par exemple praticien hospitalier
donnant un temps sur la maison
de santé).

L’idée générale s’inspire de la sectorisation
psychiatrique ou une même
équipe assure la continuité des soins :
prévention, soins et suivi. Il faut dépasser
l’idée que la santé serait limitée aux
seuls soins, ce qui nécessite de réinterroger
la place centrale du paiement à
l’acte. Beaucoup de missions des professionnels
de santé comme la prévention,
l’éducation pour la santé doivent
pouvoir reposer sur d’autres modes de
rémunération. D’un autre côté, une
coordination entre les professionnels
est indispensable pour assurer une
couverture territoriale correcte, répartie
en fonctions des besoins, et pour
que puisse être assurée la permanence
des soins ainsi que le système de garde
de proximité. Il s’agit d’assurer un
accès équitable aux soins pour éviter
les actuelles disparités territoriales et
locales, aggravées par la démographie
médicale et paramédicale.
Améliorer la prise en compte des questions
de santé au travail : les risques
professionnels et psychosociaux, la
précarité économique et sociale auxquels
un individu est confronté ont des
incidences sur la santé. Les professionnels
de santé doivent être formés à
cette approche. Des consultations de
psychopathologie du travail seront
organisées dans certains centres de
santé ou centres hospitaliers ; la collaboration
entre médecins du travail,
médecins traitants, médecins conseils
des caisses primaires d’Assurance
maladie est à favoriser ; le dépistage et
la reconnaissance des maladies professionnelles
et des accidents du travail
doit être développée. La même
approche doit être adoptée vis-à-vis
des problèmes liés à l’environnement.