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Contrat de sécurisation professionnelle :

le Medef veut faire des économies sur le dos des licenciés économiques !

jeudi 6 novembre 2014
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Ce matin s’est tenue la deuxième séance de négociation sur le (CSP) Contrat de sécurisation professionnelle. Ce dispositif, à destination des salariés licenciés économiques des entreprises de moins de 1000 salariés a vocation de leur permettre un meilleur retour à l’emploi.

Trois piliers fondent le dispositif dans lequel les demandeurs d’emploi peuvent rester un an :

- un accompagnement renforcé ;
- un meilleur accès à la formation pouvant, si nécessaire, permettre une reconversion professionnelle ;
- une allocation adéquate pour permettre à la personne d’être entièrement consacrée à son retour à l’emploi.

Les résultats sont encourageants et montrent que les salaries passés par le CSP retrouvent plus facilement un emploi durable.

Or, les propositions faites par le Medef remettent fondamentalement en cause la logique du CSP et visent à faire des économies, tout en poussant le demandeur d’emploi à reprendre un emploi, quel qu’il soit, au plus vite.

Le Medef propose :

- une baisse de l’allocation ;
- une prime pour inciter les demandeurs d’emploi à sortir au plus vite du dispositif ;
- payer les opérateurs chargés de l’accompagnement, en fonction de la rapidité du retour à l’emploi.

Ces propositions sont inacceptables, en effet, les salariés licenciés économiques ont souvent de plus grande difficultés à se reclasser : plus âgés, moins formés que la moyenne des demandeurs d’emploi, ils viennent souvent de secteurs sinistrés. Le CSP a pour ambition de leur donner le temps et les moyens de se qualifier et, si nécessaire, de se reconvertir. Les résultats actuels sont encore perfectibles et les propositions faites par la CGT ont pour but de permettre à plus de licencies économiques de retrouver un emploi stable et de qualité.

La Cgt propose :

- de doubler le compte personnel de formation (CPF), abondé par l’entreprise qui licencie. Pour les salariés licenciés économiquement, dans le cadre d’un redressement ou d’une liquidation judiciaire, nous proposons que la branche professionnelle à laquelle est rattaché le salarié garantisse ce droit ;

- de garantir à chaque personne entrant dans le CSP, un entretien sur son projet d’accompagnement ou de formation, dans un délai maximum de 15 jours. Pour assurer cette mesure, chaque agent chargé de l’accompagnement ne pourra avoir un portefeuille au-delà de 40 demandeurs d’emploi. Le nouveau conseil en évolution professionnelle (CEP) devra trouver toute sa place à la réussite de cet objectif ;

- tout demandeur d’emploi, adhérent au CSP peut rester dans le dispositif, pour une durée de 12 mois. Les périodes travaillées, suspendent le CSP, mais leur durée s’ajoute à la durée initiale du CSP.

- une expérimentation qui vise à ouvrir le droit au CSP aux salariés précaires licenciés justifiant de 12 mois de travail dans les 18 derniers mois.

La prochaine séance de négociation se tiendra le 1er décembre 2014.

Montreuil, le 6 novembre 2014