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Industries chimiques

la déclinaison du "Pacte de responsabilité", c’est de la poudre aux yeux

vendredi 18 juillet 2014 , par Frédéric Dayan

François Hollande aurait été bien avisé de ne pas citer dans son interview-discours du 14 juillet la conclusion d’un accord, sur la mise en œuvre du "pacte de responsabilité" dans l’industrie chimique. Selon lui, il engagerait les entreprises à créer 47000 emplois, moyennant 300 millions d’euros annuels de baisses de "charges".

D’abord, le chef de l’Etat oublie de dire que cet accord n’a été signé que par une organisation syndicale, la CFDT, sur les cinq représentatives dans la branche.
Ensuite, les emplois visés par l’accord ne sont pas des emplois supplémentaires. En effet, ces 47000 emplois ne compenseront pas les emplois dans la branche Chimie qui, au mieux stagnent, mais le plus
souvent régressent. Selon les propres chiffres du patronat de la branche, les soldes d’emplois ces trois dernières années montrent une décrue des effectifs :
· 204 661 salariés en 2011
· 203 948 salariés en 2012
· 203 161 salariés en 2013
Sur 2013, les embauches se sont montées à 8 755 recrutements en CDI et 6 934 recrutements en CDD.
Selon la même source patronale, la branche chimie employait 244 685 salariés en 2000, mais plus que 203 161en 2013. Alors même que ces entreprises sont à la pointe des résultats économiques, puisque la valeur ajoutée par salarié a progressé de + 25 % de l’an 2000 à 2013, mais avec 41 524 emplois supprimés.

Lors des négociations sur cet accord, la Fédération nationale des industries chimiques CGT a demandé un engagement
clair à créer 47 000 emplois "supplémentaires" . "Il a été
refusé par l’Union des Industries Chimiques, ce montre bien que cet
accord n’est que « de la poudre aux yeux » visant
à plébisciter une politique d’austérité pour les uns
et des cadeaux pour les autres.
L’engagement de l’UIC dans ce Pacte de Responsabilité,
est de ne rien changer dans les entreprises. L’engagement
UIC est égal à 0 emploi pour 2015/2017.
Plus de 300 millions d’euros, chaque année, ce sera le seul
changement dans les caisses des entreprises, des économies
à payer par la collectivité et les salariés."

Dans un communiqué, la FNIC CGT réitère la revendication d’un "gel de toutes ces aides financières afin qu’elles servent
réellement l’emploi et non les profits.
Pour cela, il faut faire exactement l’inverse
de ce que fait le gouvernement, en renforçant
les droits démocratiques à l’entreprise."