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Accord national EDEC « Autonomie »

la CGT ne signera pas

mercredi 26 mars 2014
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Les fédérations CGT de la santé/action sociale, des organismes sociaux et du commerce, et des services ne signeront pas l’accord pour l’Engagement pour le Développement de l’Emploi et des Compétences (EDEC) pour l’autonomie.

Cet accord cadre national, destiné à engager des financements en direction des structures associatives, mais aussi privées, a le mérite de poser certaines revendications portées par la CGT : professionnalisation des métiers, aides à la formation, aides à la VAE, prévention des risques professionnels…

Pour autant, cet EDEC n’est pas à la hauteur des enjeux et des difficultés des secteurs sociaux, médico-sociaux et de l’aide à domicile.

Le décalage est grand entre l’affichage de la volonté gouvernementale d’améliorer les politiques publiques en matière d’autonomie et les moyens qui lui sont alloués.

Ainsi, l’accord pour l’Engagement pour le Développement de l’Emploi et des Compétences qui est mis à la signature ce 27 mars 2014 en présence de quatre ministres (Michèle DELAUNAY, Michel SAPIN, Sylvia PINEL et Najat VALLAUD-BELKACEM) ne prévoit qu’une enveloppe budgétaire de l’Etat de 1,8 millions d’euros, ce qui une fois ramené au nombre de salariés concernés (2,3 millions) ne représente que 0,75 euros par salarié pour trois ans.

Le gouvernement ne se préoccupe pas plus des pratiques sociales inacceptables qui ont cours au sein des secteurs concernés, en particulier dans les entreprises privées de services à la personne dont le développement est important depuis la mise en œuvre de la loi BORLOO de 2005, et qui pourraient devenir la norme si le gouvernement prenait par exemple la responsabilité d’étendre la convention collective signée le 20 septembre 2012 pour ces entreprises privées de services à la personne.

Pour la CGT, une véritable réforme de l’aide à domicile et des secteurs médico-sociaux passe par une révision profonde de leurs financements, largement insuffisant à ce jour. Elle passe aussi par le renforcement de l’attractivité et la mixité des métiers, ainsi que par la reconnaissance des compétences et qualifications avec une revalorisation des salaires.

Montreuil, le 26 mars 2014