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Le Medef et les intermittents

Une obsession pathologique

vendredi 25 mars 2016
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La troisième séance de négociation sur la future convention chômage s’est tenue hier, jeudi 24 mars 2016

Elle a commencé par la signature de l’avenant à la Convention assurance Chômage pour Mayotte, valable de 2016 à 2019.
En accord avec la CGT Mayotte, la CGT a décidé de ne pas signer cet avenant, qui maintient Mayotte en dehors du droit commun : seuls 7% des demandeurs d’emplois seront indemnisés avec des allocations dégressives

Le reste de la séance de négociation a encore une fois été centrée sur la question des intermittents du spectacle. Alors que la précarité coûte chaque année 9 milliards d’euros, les ruptures conventionnelles 4,8 milliards, le MEDEF, lui, est toujours obsédé par les annexes 8 et 10 qui concernent ce statut. Il veut imposer 400 millions d’euros d’économies au secteur d’ici à 2020, ce qui conduirait de fait à la suppression des annexes spécifiques.

Campé sur ses positions, le Medef a multiplié les provocations avec un texte qui compromet de fait la négociation dans la branche.
Le Medef joue la montre et refuse, depuis trois séances, d’ouvrir les négociations. Le but : amplifier le chantage vis à vis du gouvernement pour obtenir le maintien de la loi Travail.

Alors que le nombre de privé-es d’emploi atteint de nouveaux records, la CGT refuse les négociation de marchand de tapis. La CGT exige que les négociations commencent enfin de façon à ce que ses propositions soient examinées.

La CGT appelle les salariés à se mobiliser massivement le 31 mars pour mettre fin à l’arrogance patronale et mettre enfin des mesures de progrès à l’ordre du jour.

Montreuil, le 25 mars 2016