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Droit au logement pour tous

Une nécessité, une urgence

lundi 31 octobre 2016

La trêve hivernale signe l’arrêt des expulsions jusqu’au 31 mars 2017. Un répit de courte durée pour les locataires !

Les expulsions locatives ont fortement augmentées en 2015 (+ 24%) ; elles touchent de plus en plus de salariés actifs et de retraités. Elles sont la conséquence de l’augmentation des loyers, d’une politique de bas salaires et pensions et de la hausse du chômage.

Les expulsions ne sont pas une fatalité et le plan de prévention mis en place par la ministre du logement en mars 2016 doit très rapidement produire ses effets. Plan qui doit conduire à trouver des solutions dès les 1ères difficultés de règlement rencontrées par les locataires et ainsi éviter que les 132.196 décisions de justice prononçant l’expulsion soient suivies d’effet.

La crise du logement que nous connaissons aujourd’hui est d’une ampleur inégalée. Elle est la conséquence d’un long processus de désengagement de l’Etat. Il en est ainsi du décret sur l’encadrement des loyers qui est insuffisamment appliqué puisque 38% des logements ouverts à la location à Paris y dérogent.

En France, près d’une personne sur six éprouve des difficultés à se loger et 1,8 million sont en attente de logement social.

Il y a urgence à développer un grand service public de l’habitat et du logement permettant de garantir le droit au logement pour toutes et tous.
Cela exige :

- de rompre avec les politiques de bas salaires et de précarisation de l’emploi ;
- la construction de 200 000 logements locatifs sociaux de qualité par an pendant 5 ans et bénéficiant d’un financement conséquent de la part de l’Etat ;
_- l’application de la loi SRU qui impose la production d’au minimum 25% de logements sociaux dans toutes les communes ;
- de lutter contre la vente à la découpe jetant nombre de locataires dans de grandes difficultés financières pouvant aller jusqu’à l’expulsion ;
- réorienter les avantages fiscaux dont bénéficie le logement privé (loi PINEL et autres) vers le logement social ;
- d’élargir la collecte de la Participation des Employeurs à l’Effort de Construction à l’ensemble des entreprises et de rétablir le taux réel de 1% de la masse salariale ;
- de démocratiser la gestion du logement à tous les niveaux : entreprise, dans les organismes de gestion et au niveau territorial ; et en tout premier lieu, élargir les attributions des commissions logement des comités d’entreprises et de les étendent à toutes les entreprises.

Montreuil, le 31 octobre 2016