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Publié le jeudi 9 mars 2017
Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

Un 8 mars qui fera date



Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, ce 8 mars a été l’occasion en France et dans le monde de démontrer la combativité des femmes et leur détermination à défendre leurs droits et libertés. Un appel à la mobilisation à la grève a été lancé dans 40 pays suite à la mobilisation des islandaises, des polonaises et des américaines, avec le soutien de la Confédération Syndicale Internationale. La Confédération Européenne des Syndicats, dans le cadre de sa campagne pour l’augmentation des salaires (#payrise), appelait également à la mobilisation contre les inégalités salariales. En France, la CGT a été à l’initiative du regroupement de 50 organisations syndicales et féministes, appelant à la mobilisation le 8 mars à 15h40, pour dénoncer les inégalités de salaires et le blocage du patronat.

Plus de 300 actions ont été recensées (voir encadré ci-dessous). La diversité des formes d’action et l’utilisation du web ont permis d’élargir la mobilisation. 800 salarié-es du commerce et des services se sont réuni-es en meeting et des milliers étaient en grève pour refuser le travail du dimanche et exiger des contrats à temps plein (actions à Carrefour Market, Casino, Téléperformance, Ipsos, etc.). 500 salarié-es de la propreté se sont mobilisé-es pour exiger un 13e mois et dénoncer les violences sexistes et sexuelles. Des centaines de cadres, d’ingénieures et de techniciennes à Cap Gemini, Sopra Steria, Nestlé, la CNAF, le théâtre de Chaillot, etc. se sont mobilisé-es pour demander la suppression des écarts de salaires. Dans la Fonction publique, les actions organisées ont permis de pointer les responsabilités de l’État employeur. Dans de nombreuses entreprises, notamment dans l’industrie (Aéroport de Paris, Radial, Liebher, EDF, ENGIE, Enedis, SNCF), les hommes se sont mobilisés aux côtés des femmes, conscients que gagner des droits pour les femmes c’est améliorer la situation de toutes et tous.

Le 8 mars en chiffres
310 actions annoncées sur le site 8mars15h40.fr
80 rassemblements, avec notamment 8000 manifestant-es à Paris, 1000 à Toulouse et Marseille, 800 à Rennes, 1000 à Chartres.
180 débrayages sur des lieux de travail.
Des milliers d’initiatives diverses (votations, port de brassard, débats, tractages, etc.)
10 000 actions tweetées sur les réseaux sociaux avec le #8mars15h40
20 000 visites du site 8mars15h40.fr
443 000 vues de la vidéo 15h40

Ce 8 mars marque un tournant et un cap. Les femmes qui se sont mobilisées, les syndicats d’entreprises qui ont fait de cette question une priorité, qui ont construit des revendications et décrypté les inégalités dans leur secteur, ne s’arrêteront pas en si bon chemin. Le message envoyé au patronat et aux candidat-es aux élections présidentielle et législative est clair. Nous n’accepterons aucun recul ou remise en cause des droits et libertés des femmes. L’obstruction permanente sur les négociations égalité professionnelle, le blocage des mesures qui permettraient de rendre effective l’égalité, c’est fini. Ce ne sont pas des slogans creux ou de vagues promesses qui permettront de mettre enfin l’égalité à l’ordre du jour mais les 20 exigences précises, construites par le mouvement unitaire. Ce 8 mars, les femmes de tous les pays ont montré qu’elles ne laisseraient pas remettre en cause leurs droits. Comme le dit l’appel international à la grève du 8 mars, « la solidarité est leur arme. »

Cette mobilisation renforce la CGT dans sa stratégie de travail commun avec le mouvement féministe et de renforcement de la place des femmes dans le syndicalisme. Plus que jamais, la CGT est déterminée à conjuguer la lutte pour le progrès social avec celle pour l’émancipation des femmes.

Montreuil, le 9 mars 2017