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Publié le vendredi 3 septembre 2004

Sport et handicap



Depuis plusieurs années, la Cgt à travers la commission « Sport » confédérale, se préoccupe de la pratique sportive des personnes handicapées, à l’entreprise comme dans la ville. La commission s’est efforcée de concilier deux impératifs : mener une action au plus près à travers ses activités de formation des stagiaires et, plus récemment, porter les revendications de cette catégorie de personnel. Contribuer, dans toutes nos structures, à maintenir vivante une réflexion indispensable autour de la place aux personnes handicapées dans notre société.

En partant de la récente loi contre l’exclusion votée par le Parlement, un constat s’impose : les handicapés ne figurent plus, explicitement ou implicitement, au nombre des publics prioritaires visés par les grandes politiques sociales. Une rupture profonde s’est produite depuis le livre de René Lenoir qui avait, si l’on peut dire, popularisé la notion d’exclusion, et depuis la loi d’orientation de 1975 qui elle, est contemporaine.
Désormais, et chacun le comprend, en raison de la dégradation de la situation économique, ce sont les demandeurs d’emploi, les Sdf, les allocataires du Rmi, qui représentent, dans l’esprit de nos concitoyens comme dans ceux des décideurs, les nouvelles figures de l’exclusion. Dès lors, l’attention et surtout les dispositifs législatifs et réglementaires ainsi que les moyens financiers visent en priorité à atténuer les effets des maux dont ils souffrent (précarité et difficultés de retour ou d’entrée sur le marché du travail, logement, santé, surendettement, troubles psychologiques, etc.).

Comment les handicapés doivent-ils se situer, face à ce sentiment confus d’être devenus les « orphelins » de l’exclusion ? L’interrogation pourra paraître paradoxale : après tout, aucune personne, aucun groupe social, ne trouve matière à valorisation d’être compté parmi les exclus. En revanche, le fait que le handicap constitue une différence pouvant justifier compensation par la société n’est pas non plus contestable.

Nous sommes en mesure, tous ensemble, par notre réflexion collective et notre expérience, être en capacité de définir une politique réaliste et raisonnable. En revanche, nous n’accepterons pas de nous résigner au silence et à l’indifférence.