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Publié le mardi 27 février 2007

Solidarité financière avec le syndicalisme guinéen



En Guinée-Conakry, depuis le 10 janvier, l’intersyndicale a déclenché une grève générale suivie par tous les salariés et par une immense partie de la population.

Outre le principe de la désignation d’une personnalité intègre et de « consensus » comme Premier ministre et Chef de gouvernement, l’accord signé et non respecté a amené les organisations syndicales à appeler la population à une nouvelle grève générale. Cet accord comportait de nombreux volets économiques et sociaux :

  • baisse des prix du riz et du carburant,
  • blocage pendant un an de l’exportation des produits de première nécessité,
  • relèvement des pensions et retraites et modification du statut des enseignants
  • L’accord prévoyait également « le strict respect du principe de la séparation des pouvoirs », l’indépendance de la Banque Centrale et la poursuite de l’action judiciaire « contre tous les prédateurs de l’économie nationale ».

    Le prix payé par le syndicalisme guinéen, par la population guinéenne, particulièrement sa jeunesse, pour obtenir cet accord signé et non respecté est effroyable.

    La répression de la grève générale et des manifestations a fait plus de 130 morts, des centaines de blessés, des centaines d’arrestations en quelques semaines. La Bourse du Travail a été saccagée, l’état de siège a été décrété avec son lot d’assassinats, d’exactions, de vols et de viols.

    En désignant Eugène Camara Ministre d’Etat aux Affaires présidentielles comme Premier ministre aux pouvoirs élargis, le Président Lansana Conté a délibérément renié l’accord signé avec les organisations syndicales et mis le feu aux poudres. Ce dignitaire du régime ne présente pas, et c’est un euphémisme, le profil d’intégrité qui était exigé !

    Aujourd’hui face à des violations tant massives que répétées des Droits de l’Homme, face à un syndicalisme agressé, violenté et pris dans l’étau d’un état de siège interdisant toute expression et tout rassemblement, la Cgt appelle à créer dans toutes ses structures, fédérations, unions départementales et locales, un grand élan de solidarité. Solidarité d’expression, de manifestations, et solidarité financière.

    Solidarité pour que le syndicalisme guinéen ait les moyens de poursuivre et d’amplifier une lutte unitaire portée par tous les salariés du pays, et ce dans un contexte liberticide extrêmement dangereux.

    Pour l’intersyndicale guinéenne Pour les salariés guinéens, et pour le peuple SOLIDARITE !!! Les dons collectés doivent être versés sur le Compte : CCP Paris 17915-34 A avec la mention « solidarité Guinée »