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Publié le lundi 29 juin 2009
Honduras

Solidarité envers les démocrates et les syndicalistes



La Cgt condamne le coup d’Etat perpétré au Honduras par les forces armées avec l’appui des forces les plus conservatrices, prenant prétexte d’un référendum d’initiative populaire sur l’opportunité de réunir une Assemblée constituante .

L’arrestation, la destitution puis la déportation au Costa Rica du Président légitime, la répression qui s’organise contre les opposants au coup de force, dont les organisations syndicales et les associations de peuples indigènes, font craindre le pire pour la population de ce petit pays centre américain, qui a subi de multiples dictatures militaires.

La condamnation par les gouvernements latino-américains, ainsi que par la communauté internationale (Organisation des Etats Américains, Organisation des Nations Unies, Union Européenne) témoigne du rejet de ces pratiques d’une époque révolue et réaffirme la volonté des Etats de la région d’ancrer leur avenir dans la démocratie et le refus de toute confiscation de celle-ci. Le refus de cette régression aux périodes les plus sombres de l’histoire du continent doit s’exprimer avec encore plus de force pour obliger les militaires à rentrer dans leurs casernes et les assemblées à rétablir la démocratie et la légalité constitutionnelle.

La CGT a adressé aux organisations syndicales du Honduras la solidarité des travailleurs de France, et son soutien aux manifestations réclamant le rétablissement de la légalité constitutionnelle et la poursuite du processus de démocratisation. Elle demande à ses organisations d’exprimer auprès de l’ambassade du Honduras à Paris (ambassade.honduras@noos.fr ou par fax au 01 47 55 86 48) leur condamnation du coup d’Etat, l’exigence de retour à la légitimité constitutionnelle et leur soutien aux aspirations des travailleurs, des syndicats, des peuples indigènes du Honduras à une démocratisation plus ouverte et plus incluante.

Montreuil, le 29 juin 2009