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Publié le lundi 12 juin 2006

Solidarité avec les familles des syndicalistes victimes de la répression à la compagnie des transports de la ville de Téhéran - VAHED



Depuis plusieurs mois, les salariés de VAHED (société des transports urbains de Téhéran et de la banlieue – 17 000 employés) mène une lutte exemplaire afin d’obtenir la reconnaissance de leur syndicat, le paiement des retards de salaire et l’application des conventions de l’OIT. Le 26 janvier 2006, les travailleurs et leur syndicat décident d’organiser une grève pour appuyer leurs revendications.

La réponse des agents de la république islamique et de la direction fut d’attaquer sauvagement les travailleurs mais aussi leur famille.
La veille de la grève, les 18 membres du bureau syndical sont arrêtés et lors d’une attaque nocturne, les domiciles des salariés sont pris d’assaut et des femmes et des enfants conduits en prison, plus de 700 arrestations seront opérées par des milliers de policiers et d’agents en civil.

Depuis, la répression s’exerce toujours : pressions sur les salariés pour qu’ils renoncent à défendre leurs droits et à militer au syndicat, maintien en prison du président du syndicat (malgré de graves problèmes de santé), 180 militants syndicaux sont empêchés de rejoindre leur poste de travail, ce qui équivaut à des licenciements pour activités syndicales.
Aujourd’hui, en plus de la répression, la confiscation du matériel et la destruction des locaux syndicaux limitent les activités syndicales.
Plusieurs de ces militants devraient être traduits en justice sous le fallacieux prétexte de « propagande contre le régime et atteinte à la sécurité du pays ».

Le syndicat de VAHED est nouvellement affilié à l’ITF (Fédération internationale des ouvriers du transport) et le mouvement syndical international a lancé plusieurs initiatives pour faire respecter les libertés syndicales.

La Cgt et sa fédération des transports sont en contact direct avec les responsables de ce syndicat. Elles sont intervenues auprès des autorités iraniennes, de l’Ambassade d’Iran en France, auprès de l’OIT à Genève. Une carte-pétition circule pour exiger la liberté pour les syndicalistes.
Aujourd’hui, il faut faire plus et aller plus loin dans la solidarité. Les familles de ces travailleurs licenciés ou en prison ont besoin d’une aide financière soutenue. Assurons-leur les moyens d’avoir une vie digne et qu’elles puissent soutenir leur époux et compagnons dans le combat pour le respect des droits fondamentaux au travail.

Les versements de solidarité sont à effectuer à :

L’Avenir social – Solidarité aux familles de syndicalistes iraniens.(CCP PARIS 17915-34 A)