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Transports

Si rien ne bouge, grève unitaire des transporteurs routiers les 9 et 10 octobre

mercredi 27 septembre 2017

Les salariés du transport routier sont en grève reconductible depuis le 25 septembre pour protester contre les ordonnances Macron. Ce mercredi 27 septembre, la grève a été reconduite et on compte une dizaine de points d’action contre 20 hier et 35 lundi. Si le mouvement se tasse petit à petit, l’attente concernant le rendez-vous au ministère des Transports prévu jeudi 28 septembre est très forte.

La Raffinerie Total à Châteauneuf-les-Martigues, près de Marseille, le 25 Septembre / © Arnold JEROCKI - Divergence

Dans son communiqué intitulé « Matraque ou dialogue “les deux mon Général !” » du 26 septembre, la CGT Transports fait référence au gouvernement qui « par l’intermédiaire de son ministre de l’intérieur fait parler la matraque pour dégager manu-militari les salariés en grève sur leur lieu de travail ».

Intimidations, relevage de plaques, camions de rue près à déplacer les camions qui bloquent la route, amendes fixées à 3500 euros pour entrave à la circulation... Cette répression constatée notamment à Caen ou au port de Gennevilliers est sans précédent depuis 2002 voire 1992 selon Jérôme Vérité, secrétaire général de la fédération Transport de la CGT. Une répression d’ailleurs dénoncée par la CGT, FO, la CFDT, et la CFTC. Il faut d’autant plus souligner la détermination des grévistes, précise Jérôme Vérité.

La ministre des Transports, Élisabeth Borne, a invité syndicats et organisations patronales à une réunion demain jeudi 27 septembre à 16 h 30 pour discuter du « dumping social et de la concurrence déloyale ». Une réunion préparatoire s’est tenue le matin du mardi 26 septembre avec les syndicats représentatifs (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC). Voir, ci-dessous, la vidéo tournée à la sortie de la réunion.

Lors de la réunion préparatoire, les organisations syndicales ont mis l’accent sur les primes d’ancienneté (et non le minimum conventionnel), les heures de nuit ainsi que le 13e mois qui pourraient être impactés par l’ordonnance no 4. À noter aussi que temps de travail et temps de pause sont normalement verrouillés dans le Code du transport. Autre problème spécifique au transport abordé : celui des travailleurs détachés, le cabotage, les contrôles, etc. La CGT demande des réponses de la part du ministère mais, si des mesures doivent être prises, il faut qu’elles le soient pour l’ensemble des salariés et non uniquement pour les routiers — ce qui n’est pas forcément le positionnement affiché des autres organisations syndicales pour le moment.