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Publié le vendredi 22 juin 2007

Service public de l’Enseignement supérieur et de la Recherche concernent tout le corps social



Reçues par Madame Pécresse le 21 juin, la CGT et son Ugict ont regretté d’être consultées alors que le projet de texte a été rendu public dès le 19 juin. Ceci dénote une conception du dialogue social plus que contestable, car la rénovation et le développement du service public de l’Enseignement supérieur et de la Recherche concernent tout le corps social.

La délégation de la CGT a remis en main propre à Madame Pécresse un document concernant les propositions détaillées de la CGT visant une université de haut niveau pour tous.(*)

La CGT n’est pas pour le statu quo, mais conteste complètement l’orientation du projet actuel pour plusieurs raisons :

  • La CGT considère que ce texte contient ni plus ni moins une contre réforme visant non pas l’autonomie mais le démantèlement du cadrage national des universités et instrumentalise essentiellement celles-ci aux bénéfices des entreprises. Ce projet met en cause le caractère public de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et introduit une mise en concurrence des établissements.
  • La CGT a insisté sur le fait qu’une autonomisation plus grande des établissements de l’Enseignement supérieur va mettre encore plus en cause la valeur nationale des diplômes : situation qui va provoquer un manque de lisibilité de l’offre de formation handicapant à la fois les étudiants et leur famille dans leurs choix, mais aussi les employeurs. En outre, l’offre de formation sera à la fois plus « marchandisée » et plus sélective et donc plus élitiste. Elle sera aussi moins large, plus utilitariste. Car derrière « l’excellence », les employeurs seront au final les vrais décideurs et juges.
  • La CGT a fait apparaître les fortes contradictions de ce texte, qui d’un côté dit vouloir améliorer le lien Université/Entreprise et de l’autre évacue de fait une représentation de plein droit des organisations de salariés dans les Conseils d’administration.
  • Cette éviction d’une partie de la société civile se fait dans le cadre d’une attaque brutale du fonctionnement démocratique des universités en faisant reculer l’expression collégiale des personnes et des usagers des établissements publics.
  • La CGT a insisté aussi sur l’insuffisance des engagements officiels, sur les moyens budgétaires, par l’absence d’une loi de programmation pluriannuelle sur cinq qui devrait être adjointe à tout projet de réforme.
  • Enfin, la CGT a interpellé la ministre sur des informations concernant le détachement des personnels du CNRS dans les universités. Madame Précresse a précisé qu’elle ne pouvait ni confirmer ni infirmer ces informations qui étaient « du domaine du phantasme ».

    Contact : Jean-Pierre ADAMI : 06 68 28 90 31

    (*) Document disponible sur demande à : sec.general@ugict.cgt.fr