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Télécoms

STOP à la casse sociale chez SFR

mardi 12 décembre 2017

Depuis le rachat de SFR par Numéricâble en 2014, les salariés paient la stratégie de Patrick Drahi. Le plan de départs volontaires (PDV) annoncé pendant l’été 2016 qui prévoyait la suppression de 5 000 emplois — plus d’un tiers des effectifs — sur l’ensemble du groupe a pris fin le 30 novembre 2017.

La CGT Fapt (Fédération CGT des salariés des activités postales et de télécommunications) avait dénoncé cette casse sociale dès l’annonce de ce PDV, ce qui l’avait conduit à se positionner contre ce projet néfaste tant pour l’avenir de l’entreprise que de ses salariés et n’avait pas signé le NEW deal du 3 août 2016, a contrario de l’Unsa et de la CFDT.

Dès le début, la direction a mis sous pression les salariés pour qu’ils acceptent un départ « volontaire ». Quelques semaines plus tard, la direction de SFR a annoncé l’externalisation des services clients — plus de 1 500 salariés concernés — vers le prestataire de services Intelcia*, et la fermeture de très nombreuses boutiques.

S’y ajoute le déménagement en cours des salariés du Campus de Saint-Denis (93) vers Champs-sur-Marne (77) et sur le site de Quadrans dans le 15e arrondissement de Paris (en mode bureau non attribué dit flex-office).
Ces choix pris unilatéralement par l’entreprise n’ont fait qu’accentuer le profond mal-être des salariés, le manque de visibilité de la stratégie de l’entreprise à court et moyen terme. De plus, la fermeture de 11 nouvelles boutiques a récemment été annoncée.

Qui pourrait croire qu’en supprimant des milliers d’emplois à tous les niveaux du groupe on puisse améliorer le service rendu, les conditions de travail des salariés restant dans l’entreprise, ou encore son image ?

La CGT s’était exprimée lors de la rencontre avec la ministre du Travail le 2 août 2016 : « Le gouvernement ne peut pas rester spectateur et doit veiller au maintien et au développement de l’emploi dans l’ensemble du secteur des télécommunications. »

L’effondrement de l’action a d’ailleurs mis en évidence la défiance des opérateurs financiers. C’est pourquoi la CGT considère qu’il y a lieu de mettre en place une procédure au titre du droit d’alerte économique, tel qu’annoncé par le CCE SFR dans sa résolution du 26 octobre 2017.

La changement récurrent des dirigeants, orchestré par Patrick Drahi, ne fait qu’accentuer le doute sur la stratégie de l’entreprise et alimente le caractère anxiogène quotidien des salariés.

Pour la CGT d’autres choix sont possibles. Les salariés ont leur mot à dire sur l’avenir de l’entreprise — qui est aussi le leur. La direction doit répondre à leurs revendications, tant sur l’emploi, les salaires, les droits et les garanties, et ainsi contribuer à l’amélioration de leurs conditions de travail au quotidien.


*Intelcia est un acteur majeur des métiers de l’externalisation, implanté au Maroc, au Cameroun, au Sénégal et en France.