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Industrie

SEITA à Riom et Fleury : le plan social engagé, les salariés mobilisés

lundi 13 mars 2017 , par EB

Le plan social mené concernant la dernière usine de fabrication de cigarettes en France a démarré. Le site Seita de Riom (63) qui emploie 239 personnes et le laboratoire de contrôle et d’analyse de Fleury-les-Aubrais doit fermer en 2018. Au total, 339 salariés sont concernés.

Le PSE engagé par Imperial Brands (ex Imperial Tobacco) a été présenté mardi 7 mars aux membres du Comité central d’entreprise et devrait se passer selon les mêmes modalités que le PSE appliqué au site de Carquefou, près de Nantes en 2014. Cela fait maintenant un an et demi que la Société nationale d’exploitation industrielle des tabacs et allumettes (Seita) a délocalisé en Pologne. Le Groupe britannique Imperial Brands est pourtant le 4e groupe mondial du tabac avec un bénéfice net à la fin de l’exercice fiscal 2016 de 2,4 milliards de £ (+18%).

Mardi dernier, environ 200 personnes bloquaient l’usine de Riom (Puy-de-Dôme). Le 21 mars, pour la journée de mobilisation interprofessionnelle pour l’industrie et les services publics, ils entendent bien crier à nouveau leur colère.
Parmi les 239 salariés de Riom, une cinquantaine avait déjà été mutée après la fermeture des sites Seita situés non loin de Lille ou Marseille. La direction, après la fermeture du site de Carquefou, s’était engagée à ne pas délocaliser avant cinq ans. Deux ans après, le couperet tombe ! Rappelons aussi que la Seita a obtenu un Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) de 2,1 millions € (cumulé 2014, 2015, 2016).

Une situation d’autant plus inacceptable que pour les salariés de l’entreprise et la CGT une autre solution est possible à travers la reprise des deux sites par l’Etat. « Imperial veut bien laisser les machines mais pas les licences. Il faudrait alors que les responsables créent leur propre marque ce qui est impossible. Il n’y a donc que l’Etat qui puisse reprendre l’entreprise », explique Pascal Mouchonnier, secrétaire général de l’Union locale de Riom. Et ce dernier d’ajouter, « le but n’est pas d’encourager les gens à fumer mais même ceux qui fument ont le droit à des produits pour lesquels le degré de dépendance est maîtrisé ».

Les salariés de la Seita réclament la tenue d’une table ronde avec le secrétaire d’état chargé de l’Industrie et sa collègue de la Santé.

Voir l’article de l’UD CGT 63 : Pourquoi un troisième projet de réorganisation de la SEITA ?

Voir le dossier : L’urgence d’une reconquête industrielle