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Publié le lundi 23 février 2015

Revaloriser les emplois à prédominance féminine : un enjeu pour la CGT



A l’occasion du 8 mars 2014, le collectif Femmes-Mixité et le groupe de de travail sur la révision des classifications de la CGT ont publié cette plaquette qui se veut un outil de réflexion syndicale.

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Les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes ont la vie dure. Malgré les lois, les batailles, il reste toujours globalement 27 % d’écart de salaire. Parmi les nombreux facteurs explicatifs de cette situation, figure le fait qu’hommes et femmes occupent encore rarement les mêmes postes de travail. Elles et ils ne
travaillent pas dans les mêmes entreprises ou dans les mêmes secteurs d’activité. Et au sein d’une même entreprise, l’on retrouvera une « spécialisation » entre les emplois. Le phénomène
de concentration des emplois féminisés dans des familles professionnelles en nombre limité perdure : 12 des 86 familles professionnelles concentrent 52 % des emplois occupés par les
femmes (à titre de comparaison, les douze premières familles occupées par les hommes regroupent 36 % de leurs emplois). Il s’agit, pour l’essentiel, des domaines du secrétariat et du travail administratif, de la vente, du soin, de l’éducation et du nettoyage.
Or, les métiers occupés majoritairement par les femmes ne reconnaissent pas les vraies compétences et qualifications requises au prétexte qu’elles seraient « naturelles », « innées » ! Cette
question traverse tout aussi bien le secteur privé que la Fonction publique, où les filières sont sexuées et n’offrent pas les mêmes reconnaissances. L’État-employeur devrait donner l’exemple,
or il n’en fait rien.

L’objectif de cette démarche est de parvenir à revaloriser les emplois à prédominance féminine par une remise à plat des définitions des emplois retenues dans les classifications professionnelles. Il s’agit d’analyser les critères utilisés dans ces classifications professionnelles,
de faire apparaître ce qui, derrière une apparente neutralité,
contribue à minorer le poids des compétences réellement mises en œuvre par les femmes, et d’appliquer le principe « un salaire égal pour un travail de valeur égale »