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Fonctionnaires

Rassemblements unitaires le 18 novembre

lundi 27 octobre 2014 , par Frédéric Dayan

Quatre syndicats de fonctionnaires (CGT, FA-FP, FSU et Solidaires) appellent les agents de la fonction publique à organiser des rassemblements le 18 novembre à Paris devant l’Assemblée nationale et le même jour partout sur le territoire" pour réclamer "des perspectives", notamment en matière de salaires.
L’initiative de mobilisation unitaire est d’autant plus remarquable que les syndicats de fonctionnaires sont engagés respectivement dans la campagne électorale des élections dans les Fonctions publiques de l’Etat, des collectivités et des hôpitaux.

Les quatre syndicats soulignent dans un communiqué commun, qu’ils "n’ont eu de cesse de réclamer collectivement une négociation annuelle sur les salaires".
"Le gel des salaires des agents de la Fonction publique se poursuit", une situation que le gouvernement entend maintenir jusqu’en 2017, dénoncent les syndicats, en référence au point d’indice, qui sert de base au calcul des salaires des quelque cinq millions d’agents et n’a pas été revalorisé depuis 2010.
Pour les quatre syndicats, "la perte de pouvoir d’achat de tous les agents est considérable" et "aujourd’hui, plus d’un million d’agents vivent avec des revenus équivalents au Smic".
Les agents publics sont aussi inquiets pour l’emploi, les créations de postes dans les ministères "prioritaires" (Police, Justice, Education) devant être compensées par des suppressions ailleurs, et à cause des projets en cours, comme la réforme territoriale.

Un courrier à François Hollande

Les quatre syndicats CGT, FA-FP, FSU et Solidaires se sont adressés par un courrier au chef de l’État dans lequel ils affirment que "les réformes pour réussir et être utiles à la société ne peuvent pas avoir pour objectif central la recherche de réduction de coûts. Or, les inquiétudes sont grandes aujourd’hui face aux projets en cours : réforme de l’Etat, revue des missions publiques, réorganisation territoriale, projet de loi santé...

Nous réaffirmons que le modèle social de notre pays est un facteur de cohésion sociale et de solidarité. C’est aussi un outil de lutte contre les inégalités. Ce sont bien ces enjeux qui doivent être le moteur des réformes à conduire. La dépense publique est en réalité autant d’investissements pour notre pays. Et derrière ces investissements, il y a des services publics, des femmes et des hommes qui les servent chaque jour avec un grand engagement.

Pour assurer ces financements, une véritable réforme fiscale basée sur davantage de justice sociale, symbolisée par l’impôt progressif sur le revenu, est indispensable. Il est nécessaire également d’assurer la lutte contre la fraude fiscale qui s’élève aujourd’hui à 60 milliards d’euros.
Les aides aux entreprises, sans contrôles ni conditionnalités notamment en terme d’emplois, ne produisent aucunement les résultats nécessaires. En revanche, elles exigent un effort qui pèse essentiellement sur les actifs et les retraités.