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Publié le mercredi 6 juillet 2005

Quel avenir pour le mouvement olympique ?



La décision prise par le Comité International Olympique d’attribuer les Jeux Olympiques de 2012 à la ville de Londres a été ressentie, par tous ceux qui se sont investis dans le dossier de candidature de Paris, comme une véritable injustice. La Cgt est solidaire de la déception de toute une population qui s’est sentie concernée par le projet.

La décision prise par le Comité International Olympique d’attribuer les Jeux Olympiques de 2012 à la ville de Londres a été ressentie, par tous ceux qui se sont investis dans le dossier de candidature de Paris, comme une véritable injustice.

La Cgt est solidaire de la déception de toute une population qui s’est sentie concernée par le projet, du responsable au pratiquant sportif, du militant syndical à l’ensemble des citoyens, sans oublier toutes celles et ceux qui ont directement travaillé sur le dossier. Celui-ci était d’une qualité technique sans égal et faisait de Paris le candidat le plus à même de l’emporter.

C’était une occasion unique de faire évoluer la dérive libérale de l’olympisme de l’ère "Samaranch" vers des Jeux « populaires, solidaires, écologiques et éthiques ». C’est cette orientation nouvelle que la Cgt avait décidé de soutenir.

Porter très haut une conception éthique des Jeux Olympiques, élaborer une charte sociale visant à respecter les normes nationales et internationales du travail, mettre en place une formation de qualité, promouvoir l’insertion des salariés handicapés, insérer le projet dans un ensemble social de haut niveau, que ce soit pour le logement, les transports ou encore l’accessibilité aux pratiques sportives pour les pays en développement, s’intégrer dans une logique de développement durable, tels étaient des enjeux auxquels la Cgt ne pouvait que souscrire.

Malheureusement, le CIO n’est pas l’expression de l’ensemble des pays de notre planète, où chacun aurait le même pouvoir de décision. Il est composé pour part de dirigeants de Comités Nationaux Olympiques et de fédérations internationales, d’anciens sportifs de haut niveau et de "têtes couronnées", tous cooptés par les dirigeants déjà en place. Cela a permis de privilégier un choix « politique » basé sur des réseaux d’influence au détriment de la qualité du dossier. Il faudra bien que ces questions soient franchement débattues et résolues pour que l’olympisme reprenne tout son sens.

Au-delà du traumatisme d’aujourd’hui, il n’en demeure pas moins qu’un projet de société urbaine conceptualisée et modernisée avait été conçu dans le cadre de Paris 2012. Il ne doit pas rester lettre morte. Que ce soit dans les domaines des transports urbains, de l’habitat social, des équipements sportifs, et donc des emplois induits et de l’attractivité de l’Ile-de-France, tout doit être fait pour que l’essentiel de ce projet soit préservé et réalisé.

La Cgt souhaite rester partenaire de la Ville de Paris pour transformer malgré tout cet essai malheureusement manqué en réussite sociale et environnementale.