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Publié le jeudi 6 décembre 2012

Quatre certitudes, quatre exigences fortes



Quatre certitudes :

- 1) Le travail n’immunise plus contre la précarité, les inégalités, la pauvreté, l’exclusion
- 2)Seul le droit au travail, l’accès à une éducation, une formation tout au long de la vie, un emploi de qualité, bien rémunéré articulé à l’accès aux droits de tous, (logement, santé, transports, énergie, alimentaire, accueil des jeunes enfants, culture…) peut s’inscrire dans une lutte efficace contre les inégalités, la précarité, l’exclusion et la pauvreté et participer d’une société juste et démocratique.
- 3) La reconnaissance à toutes et tous, quelle que soit leur origine, leur statut social, leur handicap, d’une capacité contributive, de savoir, de connaissances pour penser faire société, une société du vivre ensemble.
- 4) La lutte contre la précarité, les inégalités, la pauvreté appelle des choix politiques, des politiques publiques ambitieuses, le renforcement et le développement des Services Publics. Une orientation qui ne pourra pas faire l’impasse sur les moyens budgétaires, sur le nombre de professionnels qualifiés pour répondre à l’urgence sociale, aux besoins, à la promotion de la prévention.

Quatre ambitions :

- 1) L’argent créé par le travail doit servir à toutes et tous et non plus servir l’intérêt de quelques-uns, la sphère financière, les actionnaires des entreprises du CAC 40.
- 2) Des mesures concrètes et immédiates avec des moyens humains et financiers conséquents à inscrire dans une Loi d’orientation pluriannuelle et à traduire dans la mise en œuvre de politiques publiques en territoires dans une vision et une visée de coordination de l’ensemble des acteurs sociaux et économiques en territoire.
- 3) Le droit à un parcours personnalisé et sécurisé d’accès à un emploi de qualité indissociable du droit à une Sécurité sociale santé et professionnelle, d’un statut du travail salarié, garantissant des droits individuels garantis collectivement à chaque salarié opposable à chaque employeur et transférable d’une entreprise à l’autre.
- 4) Un plan pluriannuel gouvernemental interministériel, des politiques publiques ambitieuses, exigeantes, tant dans les moyens financiers et humains à mettre en œuvre, que dans la qualité de la coordination de l’ensemble des acteurs en proximité sous la responsabilité des préfets, que dans l’évaluation de ces politiques.

La CGT sera exigeante dans chaque lieu où elle pourra participer à cette dynamique.

Entendre régulièrement que la rigidité du marché du travail et le coût du travail sont les principaux responsables de la situation du chômage, comme le martèle Laurence Parisot, patronne du MEDEF, est, à la fois caricatural et dogmatique. C’est mépriser les millions de personnes en attente ou à la recherche d’un véritable emploi. C’est mépriser la jeunesse en quête d’un emploi permettant de vivre de son travail et de construire sa vie.

Ce n’est pas le prix du travail qui coûte cher, c’est le coût du capital.
La CGT conteste les 20 milliards d’euros supplémentaires « d’allègement du coût du travail » que vient d’obtenir le patronat. Ils s’ajoutent aux 172 milliards d’euros d’aides publiques dont bénéficient déjà les entreprises sans aucune contrepartie en matière de création d’emplois, d’augmentation des salaires. Le gouvernement, suite à l’interpellation de la CGT, s’est engagé à évaluer l’efficacité des aides publiques. Il faut maintenant obtenir les modalités.
La CGT demande que les aides publiques servent à l’emploi, aux qualifications, à la recherche, à la lutte contre la précarité, les inégalités, la pauvreté.

Pour la CGT, la pauvreté est la résultante des stratégies patronales visant à ériger la précarité en norme sociale. Son augmentation dans des couches de plus en plus larges de la population illustre l’inefficacité des politiques publiques qui ne permettent plus à des millions de personnes de vivre dignement, d’avoir accès aux soins et à la santé, à la culture, aux loisirs, aux vacances, à une alimentation équilibrée et variée.

L’égalité n’est pas une réalité préétablie, à laquelle il suffirait de laisser sa chance. Entre les hommes, l’égalité est rien moins que naturelle ; c’est un projet à penser, à vouloir et à construire. Les hommes ne naissent pas égaux, ils le deviennent. C’est en cela que se réalise la justice sociale.