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  • 24 septembre
    Marchons ensemble pour la paix ›››

    Chaque année, depuis 1981, sous l’égide de l’ONU, est célébrée la journée internationale pour la Paix. La date officielle est le 21 septembre. La CGT, depuis sa création, a oeuvré sans cesse pour la construction d’une paix durable entre les peuples et c’est ainsi que tout naturellement elle se retrouve avec d’autres organisations et associations dans des initiatives pour la promotion de cette exigence de Paix dans le monde. Les raisons sont simples : (...)
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  • Hommage national
    Retrouvez l’hommage à Georges Séguy en VOD ›››

    Retrouvez l’hommage à Georges Séguy secrétaire général de la CGT de 1967 à 1982. La CGT a rendu, mardi 20 septembre, dans le patio de la CGT à Montreuil, un hommage à Georges Séguy, secrétaire général de la CGT de 1967 à 1982. Y ont participé Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT et Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français en présence de la famille de Georges. Voici l’intégralité de (...)
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  • Emission vidéo
    3 questions sur l’extrême droite ›››

    Dans la lignée des initiatives que la CGT mène pour combattre l’extrême droite, la Confédération Générale du Travail co-organisait mercredi 21 septembre, avec les éditions de l’Atelier, une soirée de mobilisation à la Bourse du travail de Paris à l’occasion de la parution du livre « En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite ». Combattre l’extrême droite, est-ce que cela relève du champ syndical ? Le Front National est-il un parti comme (...)
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  • Libertés syndicales
    Journée de mobilisation pour le respect des libertés syndicales ›››

    Rassemblons-nous toutes et tous en France, mardi 27 septembre pour dire stop à la répression et à la criminalisation de l’action syndicale. Ce jour-là, seize salarié-e-s d’Air France sont convoqués au Tribunal de grande instance de Bobigny, et notre camarade de Rhône Alpes sera auditionné à Grenoble. Libertés SyndicalesPublish at Calameo Le 27 septembre les salariés d’Air France sont convoqués devant le Tribunal de Grande Instance. Un rassemblement (...)
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  • Retraites : mobilisation
    Les pensions une nouvelle fois gelées ›››

    Le gouvernement semble avoir décidé qu’il n’y aurait pas d’augmentation des pensions au 1er octobre, prétextant le faible taux d’inflation. Il oublie de préciser que les pensions ont pris un retard certain depuis plusieurs années. C’est la principale raison de l’Appel des 9 organisations de retraités à manifester le 29 septembre. Les pensions ne seront pas revalorisées au 1er octobre 2016 C’est ce que prévoit la commission des comptes de la Sécurité (...)
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  • Alstom Belfort
    Stop au poker menteur ! ›››

    Les Fédérations Cgt de la Métallurgie, des Cheminots, des Transports et l’Union Interfédérale des Transports (UIT), ont signé, le 15 septembre, un communiqué commun pour dénoncer la mise en péril délibérée par la direction d’Alstom de ses sites de productions en France, dans une logique purement financière. Les organisations réaffirment que le site Alstom de Belfort est viable et demandent son maintien en activité. Elles appellent à un rassemblement le 27 (...)
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  • Loi Travail
    La loi ne rentrera pas dans les entreprises ›››

    La CGT demande plus que jamais l’abrogation de la loi Travail. Recours juridiques au niveau national et international, mobilisations dans les entreprises font parties des moyens d’action. Voici, au coeur de la manifestation parisienne du 15 septembre 2016, des exemples, comme chez Alstom, PSA Peugeot Citroën, ou encore chez les sous-traitants des Aéroports de Paris, où les salariés se mobilisent pour que la loi ne soit pas appliquée. Sur tout le (...)
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  • 15 septembre
    Loi Travail : la carte de la mobilisation nationale ›››

    Les organisations syndicales de salarié-e-s et de jeunesse CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL appellent les salarié-e-s, privé-e-s d’emploi, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, retraité-e-s à se mobiliser massivement le 15 septembre contre la loi Travail. Selon des modalités décidées localement, la mobilisation prendra la forme de rassemblements, de manifestations, de grèves, etc… pour obtenir l’abrogation de cette loi et conquérir de nouvelles garanties (...)
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  • Elections dans les TPE
    Si vous n’avez pas déjà reçu vos documents de vote... ›››

    Si vous avez travaillé en décembre 2015 dans une Très Petite Entreprise, vous avez reçu ces documents. Depuis le 5 septembre vous pouvez contrôler votre inscription sur election-tpe.travail.gouv.fr. Dans le cas contraire, vous devez vous apprêter à faire un recours gracieux devant la DIRECCTE pour être inscrit avec pièce d identité, bulletin de paie de décembre 2015 et justificatif de domicile. Vous pouvez le faire directement en ligne : Cliquez ici (...)
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  • Elections
    La caravane des TPE poursuit sa route ›››

    La deuxième vague de la tournée de la caravane CGT Commerce en vue des élections dans les Très Petites Entreprises débute à Lyon le 29 septembre. Début des élections le 28 novembre. Initiée par la Fédération CGT Commerce, distribution, cette tournée nationale d’information, qui a débuté en mai dernier, a pour objectif d’aller à la rencontre des salariés du particulier employeur, des assistantes maternelles et des très petites entreprises pour les informer et (...)
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  • Forum social 2016, l’intégralité des débats
    Les syndicats veulent mettre les questions sociales au cœur du débat politique ›››

    Des centaines de personnes ont assisté au débat de rentrée de l’intersyndicale au Forum social de la Fête de l’Humanité. Les syndicats entendent faire entendre leur voix et mettre les questions sociales au cœur du débat politique. Tous les syndicats appellent à la journée de mobilisation le jeudi 15 septembre pour l’abrogation de la "Loi Travail". Filmé avec les moyens techniques de la Nouvelle Vie Ouvrière et de la Confédération Générale du Travail. (...)
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  • Conférence de presse de la rentrée
    Une rentrée à l’offensive ›››

    Rapport introductif à l’assemblée de rentrée de la Confédération générale du travail du 30 août 2016 par Pascal BOUVIER, dirigeant de la CGT C’est tout naturellement que ce rapport introductif commence par la disparition de Georges Séguy. Le 13 août dernier, Georges, ancien Secrétaire Général de la CGT de 1967 à 1982, s’en est allé, à 89 ans. Je ne ferais pas l’affront de reprendre l’excellent et vibrant hommage de Grégory Roux, pour la CGT, que vous avez (...)
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  • Le Mouvement de la Paix et la CGT
    Pour la paix, le progrès social et la vie ›››

    Le mouvement pacifiste et le mouvement syndical ont de solides traditions de luttes communes qui se sont forgées au cours du temps dans l’action en faveur de la paix du désarmement, du droit des peuples, pour l’élimination des armes atomiques. Le samedi 30 janvier le Mouvement de la Paix et la CGT ont organisé en partenariat une nouvelle initiative commune au siège confédéral de la CGT sous la forme d’un séminaire de réflexion sur « Les enjeux de la (...)
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  • Homme politique, résistant et syndicaliste
    Georges Séguy, figure emblématique du syndicalisme français ›››

    Georges Séguy, ancien secrétaire général de la CGT de 1967 à 1982, est décédé samedi 13 août 2016 à Montargis dans le Loiret. Il avait 89 ans. Né le 16 mars 1927 à Toulouse, la jeunesse de Georges Séguy est marquée par la montée des fascismes en Europe, le Front populaire et la Seconde Guerre mondiale. Dès 1940, il participe aux réunions clandestines des Jeunesses communistes. Il est profondément affecté par l’exécution, en 1942, de Pierre Sémard, ami (...)
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  • Elections TPE 2016
    Très petites entreprises : portraits de salariés ›››

    Du 28 novembre au 12 décembre prochain, les salariés des très petites entreprises vont désigner leurs représentants. Dans tous les secteurs, les salariés des TPE ont des revendications fortes. Assistantes maternelles : des représentants TPE pour lutter contre l’isolement Prenons l’exemple des assistantes maternelles. Leur employeur est un particulier. Certaines assistantes maternelles ne se sentent pas reconnues et isolées. Pas évident alors pour (...)
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  • Groupe SFR
    Journée d’action unitaire le 6 septembre ›››

    Les Organisations Syndicales CGT et CFE CGC appellent l’ensemble du personnel de toutes les entreprises du Groupe SFR Numéricable à une journée nationale d’action unitaire et de grève le mardi 6 septembre 2016. Pour l’emploi et l’amélioration des conditions de travail Les organisations syndicales appellent les salariés à se mobiliser pour la défense de l’emploi, l’amélioration des conditions de travail et la qualité du service rendu à la population. Le (...)
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  • Libertés syndicales
    Répression syndicale au Gabon ›››

    L’élection présidentielle se tiendra au Gabon le 27 août prochain dans un contexte électoral d’ores et déjà fraudé et un climat politique délétère. La société civile, principale force d’opposition au régime en place est victime d’arrestations arbitraires massives visant à la museler. Le 9 juillet vingt-six personnes ont été arrêtées à Libreville lors d’un meeting de la confédération syndicale Dynamique Unitaire qui regroupe neuf organisations. Parmi elles, (...)
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  • Liquidation judiciaire
    Les ex-salariés d’Ecopla se battent contre la décision du tribunal de commerce ›››

    Ecopla, unique fabricant français de barquettes aluminium, est passé entre les mains d’actionnaires financiers étrangers successifs qui ont vidé les comptes de la société, s’appropriant sans motif la trésorerie. Un groupe de salariés d’Ecopla, lutte depuis plusieurs années pour reprendre l’entreprise située en Isère. L’entreprise dépossédée de sa trésorerie Entre 1996 et 2006, Ecopla a été revendue plusieurs fois. En 2008, les banques anglaises créancières (...)
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  • Suppressions d’emplois chez SFR/Numéricable
    5000 emplois menacés : la direction veut précipiter la fin des négociations ›››

    Suite à l’onde de choc provoquée par l’annonce de 5000 suppressions d’emplois à SFR/ Numéricâble, soit plus du tiers des effectifs du groupe, la Ministre du Travail et de l’Emploi, Myriam El Khomri, a convoqué dans l’urgence les Organisations Syndicales et la direction de SFR, mardi 2 août. La CGT a rappelé à la Ministre que le rachat de SFR par Numéricâble avait reçu l’aval du gouvernement en 2014. Dans ce cadre-là, elle ne peut ignorer la stratégie de (...)
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  • "Expression directe" CGT sur France Télévisions
    Loi travail, rendez-vous le 15 septembre ›››

    Retrouvez l’émission "Expression directe" diffusée sur France Télévisions. Retour sur 4 mois de contestation avec une perspective, celle du 15 septembre, jour de mobilisation nationale contre la loi, pour la réduction du temps de travail, l’augmentation des salaires et la lutte contre la précarité.
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Analyse sur la programmation Pluriannuelle de l’Energie : l’avis de la CGT

mercredi 13 juillet 2016 , par EB

Le gouvernement vient de rendre public le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Elle couvre deux périodes (2016 – 2018, 2019 – 2023) et se substitue aux programmations des investissements qui étaient auparavant discutées au parlement.

Cette PPE doit définir la réponse aux objectifs suivants :

-  Satisfaire les besoins énergétiques, de l’industrie et des usagers, en assurant le droit à l’énergie pour tous
-  Réduire les gaz à effet de serre (GES) et la pollution atmosphérique, en application de l’Accord de Paris (COP 21) et des normes de santé publique de qualité de l’air
-  Assurer la sécurité énergétique.
Mais cette PPE intervient dans le contexte de la déréglementation des secteurs de l’énergie et des transports qui réduit considérablement les leviers d’actions des pouvoirs publics.

La PPE doit être cohérente avec la SNBC (Stratégie Nationale Bas Carbone adoptée en novembre dernier). Elle est aussi prise en application de la loi transition énergétique et croissance verte (LTECV publiée en août 2015), que la CGT a contestée sur quatre points :

-  La diminution de 50 % de la consommation d’énergie à l’horizon 2050, qui parait irréaliste compte tenu de notre démographie, des moyens nécessaires pour isoler massivement l’habitat ainsi que de la nécessaire ré industrialisation du pays ;
-  La réduction à 50 % de la part du nucléaire dans le mix électrique national en 2025, arbitraire et sans rapport avec la réduction des émissions GES, alors que les énergies renouvelables (ENR) ne sont pas prêtes à prendre le relais dans ces proportions ;
-  La privatisation des barrages hydrauliques, producteurs d’une électricité qui n’émet pas de gaz à effet de serre, à faible coût et éléments clés pour l’équilibre électrique, la gestion de l’eau et le redémarrage des centrales ;
-  Le peu de place réservé par la loi à l’enjeu des transports ainsi que l’absence d’investissements vers les modes alternatifs à la route et de mise en œuvre d’une politique multimodale intégrant tous les modes, le dumping social, environnemental et économique du transport routier dont les coûts externes (pollution, entretien des infrastructures, etc.) sont supportés par les impôts des citoyens.

Ces orientations et lacunes traversent ce projet de PPE.

Cette PPE s’appuie sur deux nouveaux scénarios, encadrant la prévision de demande énergétique, à partir d’un jeu d’hypothèses, démographiques, économiques, sur la balance commerciale et l’efficacité énergétique, mais trois variables y sont entremêlées :

-  Les effets de la crise,
-  L’amélioration de l’efficacité énergétique,
-  la volatilité des prix des énergies.
Du point de vue de la demande, la CGT déplore :
-  Le manque de volontarisme gouvernemental pour réduire les inégalités sociales et mettre fin à la précarité énergétique, qui touche 11 millions de personnes ;
-  L’absence de volonté politique visant le report du transport de marchandises et de passagers vers le ferroviaire, le fluvial et les transports collectifs urbains ;
-  L’absence d’ambition pour diminuer l’impact des consommations importées (l’empreinte carbone de la France, qui intègre les émissions en France et à l’étranger pour satisfaire la consommation domestique, augmente nettement : de 1990 à 2014 les GES territoriaux - 11 %, l’empreinte carbone de la France + 11 %).

Concernant plus particulièrement la « stratégie de développement de mobilité propre », les éléments de contexte démontrent que les objectifs ne seront pas tenus s’il n’y a pas un changement radical accompagné de mesures politiques concrètes si nous voulons atteindre les scenarios (même bas) de la consommation d’énergie du secteur des transports. En effet, les émissions de GES par le transport routier sont reparties à la hausse en 2015 en raison de l’augmentation de la circulation routière entrainant une augmentation de la consommation de carburant routier et malgré le développement des biocarburants, de l’électromobilité ou de la baisse des émissions conventionnelles des nouveaux véhicules.

Dans le même temps la part modale du fret fluvial baisse et celle du fret ferroviaire reste extrêmement basse. D’ailleurs, un projet d’étude présenté à la dernière CCTN (Commission des comptes du transport) montre que les parts modales du fret ferroviaire et fluvial n’augmenteront pas en 2030 alors que l’objectif PPE est de 20% du Fret non routier à cette même date. A cela, il faut relever qu’il n’y a pas de maitrise de la demande de mobilité, la métropolisation entrainant de nouveaux besoins tout en amplifiant le phénomène d’étalement urbain.

Les choix en cours concernant l’avenir des TET (Jour et Nuit) s’ils se confirmaient auraient des répercussions très négatives avec pour effet un report modal du rail vers la route.

La diminution des investissements dans les infrastructures de Transports Collectifs Urbains de province vont aussi à contre-courant des objectifs fixés. La question du covoiturage par exemple doit être aussi étudiée. Il a un impact sur l’utilisation de la voiture et l’augmentation de la circulation routière.

Ainsi, ce système, très juteux pour ceux qui l’organisent, a pour effet là aussi, un report des transports collectif, du rail en particulier, vers la voiture avec des impacts négatifs sur l’emploi et les émissions de GES. La réflexion vaut aussi pour le développement des cars dit « Macron ». Nous sommes sur une progression des trafics routiers-voyageurs et marchandises-qui sera encore plus visible en 2016, avec des répercussions négatives sur l’emploi, l’environnement, mais aussi sur l’aménagement et la désertification des territoires.

Du point de vue de l’offre, la CGT considère que le développement des énergies renouvelables et l’économie circulaire sont complémentaires des autres énergies et ne doivent pas être opposés à l’énergie nucléaire.

La présente PPE prévoit un accroissement du subventionnement des énergies renouvelables, dont le financement n’est pas garanti. Reposera-t-il principalement sur les ménages, comme aujourd’hui ?

Alors que la fermeture d’une vingtaine de centrales nucléaires d’ici 2025 serait un gâchis économique et social pour le pays, le gouvernement persiste à vouloir engager la fermeture de la centrale de Fessenheim. Or cette centrale a été rénovée et répond aux exigences de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire), qui l’a reconnu en mars 2016 après des investissements récents. La CGT réaffirme son opposition à cette fermeture anticipée, non-prévue par la loi et contraire à une politique bas carbone.

Alors que la part des centrales au charbon est faible en France dans la production d’électricité, contrairement à beaucoup de pays dont l’Allemagne, et que celles-ci jouent un rôle décisif pour assurer la sécurité du réseau électrique, cette PPE annonce la sortie du charbon en 2023.

Certaines centrales thermiques ont été rénovées pour respecter les normes environnementales et pouvoir fonctionner jusqu’en 2035. L’arrêt prématuré de ces centrales ne constituerait pas une contribution majeure au bilan carbone de la France et aggraverait le risque de blackout. Il s’agit d’une position idéologique déconnectée de la réalité des émissions. La CGT désapprouve cette orientation d’autant plus qu’aucune alternative industrielle et sociale n’est avancée.

La CGT demande la réforme efficace du système européen de permis négociable (ETS), ainsi qu’une décision pour un prix mondial du carbone, afin de lutter contre les fraudes des marchés des permis de polluer, le dumping social et environnemental, les délocalisations et de favoriser les investissements au plus près des territoires.
Depuis 6 ans, les capacités de raffinage en France de produits pétroliers ont diminué d’un quart et rien n’est prévu dans cette PPE pour développer de nouvelles capacités afin de diminuer la dépendance à l’étranger pour cette activité.

Cette PPE prévoit d’instaurer la transparence sur l’impact environnemental du gaz importé, il faudrait y ajouter l’impact social et prévoir la même information pour les produits pétroliers et l’uranium importés.

Sur l’hydroélectricité, le gouvernement cultive le paradoxe en voulant, d’un côté "préserver la capacité de flexibilité de l’hydroélectricité" et de l’autre privatiser massivement les concessions hydrauliques. Pour la CGT, ces deux injonctions ne sont pas compatibles. Il faut garder les concessions dans le giron du service public et respecter les objectifs législatifs de continuité des cours d’eau, en limitant la création de centaines de nouveaux ouvrages, nuisibles à la biodiversité et aux obligations nationales et européennes de qualité des milieux aquatiques.

Pour pouvoir répondre à tous les objectifs affichés, il est nécessaire d’accroitre nettement l’effort de recherche avec le plus large spectre thématique possible, qui aille du court terme au moyen-long terme, aussi bien sur les usages (nouveaux vecteurs d’énergie - hydrogène, conversion du CO2…-, mobilité, urbanisme, etc.), que sur la fourniture (ENR, nouveaux réacteurs nucléaires, stockage d’énergie, filière "propre" pour les combustibles fossiles, etc.) ou de façon transverse (impacts des technologies et organisations, matériaux, numérique, stockage, déchets, réseaux, etc.), sans faire l’impasse sur l’apport des sciences humaines et sociales.

Pour cela, il faut redonner à la recherche française sa capacité à faire progresser le front des connaissances avec une augmentation notable des financements récurrents et de l’emploi scientifique pérenne au sein des organismes publics de recherche et d’enseignement supérieur et par un investissement bien plus important de la sphère privée dans la recherche. Il faut sortir de la mise en concurrence systématique des organismes et des territoires.

Cette programmation doit garantir l’équilibre entre l’offre et la demande. L’absence d’anticipation suffisante des investissements conduirait à des situations désastreuses de pénurie. L’équilibre est fragile.

Malgré la morosité de la demande, les fermetures annoncées de moyens de production et la diminution du parc de stockage gaz menacent la sécurité d’approvisionnement. Les marges de sécurité sont insuffisantes au risque de générer des augmentations de prix et de nouvelles inégalités.

De plus, la privatisation annoncée de RTE pourra remettre en cause sa capacité d’analyse de la situation de l’offre et la demande et donc conduire à une situation périlleuse à court terme. La notion de sureté des réseaux électriques n’est pas la préoccupation dominante des actionnaires privés comme nous le constatons tous les jours dans les investissements des moyens de production. La PPE table principalement sur le développement des interconnexions pour résoudre les difficultés d’équilibre offre-demande. Compter sur des voisins pour assurer la couverture de ses besoins est un jeu dangereux.

Aujourd’hui, il faut impérativement replacer ce projet de programmation pluriannuelle de l’énergie en phase avec la « vraie vie » et ce qui se déroule en ce moment. Que ce soit dans les champs de la mobilité, comme de l’énergie. Comment -par exemple- préserver la capacité de flexibilité de l’hydroélectricité et privatiser les barrages hydroélectriques. Comment parler d’économie circulaire quand on exporte à l’autre bout du monde nos matières premières recyclables. Quelle traçabilité de l’origine des constituants des biocarburants etc…

Pour nous, il y un antagonisme entre les intérêts du Capital et les enjeux de réchauffement climatique tout comme de santé publique, qui doit être rapidement dépassé au risque à terme de menacer l’espèce humaine.