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Publié le jeudi 10 février 2005

Pour une Ecole de la réussite pour tous



Les modifications envisagées par le ministère à propos du baccalauréat, inspirées avant tout par la réalisation d’économies budgétaires, cristallisent des craintes des lycéens d’être encore moins traités à égalité.

Depuis plusieurs jours, les lycéens se mobilisent contre les effets dévastateurs de la politique éducative du gouvernement.

Leurs manifestations témoignent de leurs inquiétudes vis-à-vis d’un avenir déjà bousculé par la dégradation de l’emploi et que les orientations gouvernementales, au travers du projet de loi d’orientation, contribuent à obscurcir.

La Cgt a déjà eu l’occasion de le dire : ce projet de loi constitue une rupture avec la loi de 1989. L’égalité de droit en matière d’éducation et de formation n’est plus à l’ordre du jour, l’orientation précoce et l’accès aux différents parcours plus que jamais placés sous le poids du déterminisme social !

Anticipant la loi, la mise en place de la nouvelle troisième, avec ses options dites de « découverte professionnelle », outre qu’elle laisse perdurer la conception d’un enseignement professionnel voie de remédiation à l’échec scolaire, serait le moyen d’exclusion des plus faibles.

Dans ce contexte, les modifications envisagées par le ministère à propos du baccalauréat, inspirées avant tout par la réalisation d’économies budgétaires, cristallisent des craintes des lycéens d’être encore moins traités à égalité.

Mais leur colère trouve aussi sa source dans les effets annoncés des cartes scolaires : disparition d’options, regroupements de sections, fermetures de classes, voire d’établissements…, conséquences de la suppression de 12 000 emplois de d’enseignants, MI/SE, d’aides-éducateurs, de COPSY, de personnels de service à la rentrée prochaine, auxquels il faut ajouter les 30 000 emplois déjà supprimés en 2003 et 2004.

Pour la Cgt, le projet de loi d’orientation ne répond pas à ses exigences d’une école assurant à chaque jeune, à la fois l’accès à la culture et à la citoyenneté, et l’acquisition d’une formation générale et professionnelle débouchant, à terme, sur une qualification reconnue.

Elle estime que ce projet ne garantit pas non plus une réelle démocratisation du système éducatif permettant que les conditions sociales ne soient, pour personne, un obstacle à la poursuite d’études et à l’acquisition d’une qualification.

Après les personnels de l’Education nationale, qui étaient en grève le 07 décembre et le 20 janvier et ont été largement présents dans les manifestations du 05 février, ce sont les lycéens qui manifestent. La Cgt est à leur côté pour porter, avec eux, ses exigences de plus de justice sociale, la première étant de garantir un même droit pour tous à l’éducation.