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Publié le vendredi 28 juillet 2006

Pour un cessez-le feu sans condition au Proche-Orient



Les organisations syndicales françaises signataires expriment leurs plus vives inquiétudes face à l’escalade des violences au Proche-Orient. Elles déplorent l’absence de solution politique au niveau de la communauté internationale, à l’issue de la Conférence tenue à Rome le 26 juillet dernier.

Elles condamnent fermement l’enlèvement par le Hezbollah libanais des soldats israéliens, comme moyens de chantage et monnaie d’échange. Elles ne peuvent toutefois accepter la riposte militaire d’Israël contre les populations civiles, les infrastructures et les services vitaux dans plusieurs régions du Liban créant ainsi une catastrophe humanitaire.

Deux semaines après le début de l’offensive israélienne, des centaines de civils libanais ont été tués ou blessés et plus de 500 000 personnes déplacées. Des infrastructures civiles ont été détruites et la situation humanitaire est durablement critique. Le Liban plonge, de nouveau, dans une grave crise économique et sociale, mettant en péril sa fragile démocratie. La population du Nord d’Israël est soumise aux tirs de roquettes et a connu plusieurs dizaines de victimes.

Les organisations syndicales signataires exigent l’application de l’ensemble des résolutions de l’ONU, concernant le Liban d’une part, Israël et les Territoires palestiniens d’autre part, notamment les résolutions 1559, 242, 338. Cela passe par l’arrêt immédiat des bombardements et des tirs de roquette, le retrait des troupes israéliennes, la libération de toutes les personnes capturées.

Les organisations syndicales françaises expriment leur solidarité avec tous les travailleurs de la région et leurs proches.

Les droits des peuples, qu’ils soient libanais, israélien ou palestinien devraient passer avant toute considération d’escalade guerrière, par le respect du droit international, en vue d’une solution politique, d’une paix juste et durable.

Le cessez-le-feu sans préalable et sans conditions demeure le point de départ de tout processus de retour à la paix et doit être la position défendue par la France et l’Europe.