La cgt
NOUS SUIVRE
  
Accueil  >> Dépêches

1er mai

Pour Philippe Martinez, une fête des travailleurs sous les auspices de la lutte contre le FN

lundi 1er mai 2017

En début de cortège parisien rassemblé CGT-FO-Solidaires-FSU, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a pu répondre aux questions de la presse, et revenir sur l’engagement de la CGT contre le Front national, présent au second tour de l’élection présidentielle ce 7 mai prochain. Pour le secrétaire général de la CGT, le FN reste un "parti xénophobe, raciste, anti-femmes" et la CGT se mobilise dès "qu’elle le peut contre le FN".
Philippe Martinez a par ailleurs regretté que le parti de Marine Le Pen ait pu récupérer la souffrance des ouvriers de Whirlpool pour mener une "opération de communication sur la détresse des salariés". Rappelons que la présidente du FN s’était rendue à l’usine Whirlpool mercredi dernier, menacée de délocalisation, afin de "soutenir" ses ouvriers, alors même qu’Emmanuel Macron rencontrait au même moment une intersyndicale de la même usine pour échanger sur l’avenir de cette boite. "Cela n’a été rendu possible que parce que les politiques se désintéressent du social dans cette élection" a ajouté Philippe Martinez. "Il faut s’intéresser au travail des salariés, à l’organisation du travail, on n’a pas entendu beaucoup de choses sur ce sujet lors de cette campagne électorale", a fait remarquer le secrétaire général de la CGT. "Nous sommes quotidiennement avec les salariés et nous nous rendons compte qu’on les empêche de bien travailler."

"C’est le paradoxe : y en a qui souffrent car ils ont trop de travail et d’autres qui meurent car ils n’ont pas assez de travail." En guise de conclusion, Philippe Martinez a enjoint les responsables politiques à considérer les propositions de la CGT en matière d’organisation du travail : "Il faut revoir la question du code du travail avec plus de droits pour les salariés, il faut revoir la question des salaires, et envisager le passage aux 32 heures, cela fait partie de quelques questions sur lesquelles Macron et d’autres doivent donner des réponses."

Partout en France, 280 000 manifestants (110 000 en 2016), jeunes, salarié-e-s, retraité-e-s et privé-e-s d’emploi, se sont mobilisés pour revendiquer des droits et défendre, plus largement, la liberté, l’égalité, la justice, la fraternité, la paix, la démocratie et la solidarité internationale.