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Les intérimaires CGT mobilisés

Occupations d’agences d’intérim à Metz, Orléans et Paris

mercredi 19 mars 2014 , par Frédéric Dayan

Ce mercredi 19 mars à 14 h, à l’appel de l’Union Syndicale de l’Intérim CGT, des salariés intérimaires ont investi l’agence ADECCO, rue Charlemagne à METZ, pour s’opposer à la suppression de l’annexe 4 (régime d’indemnisation chômage des salariés intérimaires). Rejoints par des intermittents du spectacle, ils sont soutenus par toutes les organisations de la CGT du département de la Moselle.
Ces actions s’inscrivent dans la préparation de la mobilisation de ce jeudi 20 mars à l’occasion de l’ultime séance de négociation sur la convention d’assurance chômage.

Devant l'agence Adecco de Metz (photo:DR)Au même moment, des actions identiques sont en cours ailleurs en France dans les agences ADECCO, rue du Colombier et MANPOWER, 15 bis rue Bannier à Orléans, ainsi que chez MANPOWER rue du 4 septembre à Paris.
Depuis le début des négociations sur l’assurance chômage, le MEDEF entend faire payer le déficit de l’UNEDIC aux chômeurs en réduisant les périodes d’indemnisation. Il revendique aussi de supprimer les régimes spécifiques des salariés intérimaires (annexe 4) et des intermittents du spectacle (annexe 8 et 10).
"Le MEDEF est soutenu par PRISM’EMPLOI (patronat de l’intérim) et les grands groupes de travail temporaire tel qu’ADECCO, RANDSTAD et MANPOWER", souligne l’USI-CGT. "En exigeant que le taux d’indemnisation des salariés intérimaires soit amputé de 20 %, le patronat organise l’accroissement de la flexibilité, la mobilité forcée et l’obligation d’accepter des missions à n’importe quel prix" .
Devant une telle offensive et au vu des négociations discrètes que, depuis ces derniers jours, le MEDEF entretient en coulisses, l’Union syndicale de l’Intérim CGT a décidé d’accentuer la riposte. Elle propose "une hausse de la cotisation patronale sur les contrats d’intérim de courte durée. Cette augmentation conduirait au renflouement des caisses de l’UNEDIC à hauteur de 920 millions d’euros et favoriserait la sécurisation du salarié intérimaire par l’allongement de la durée de la mission et l’embauche en CDI. Aucune indemnisation ne doit être inférieure au seuil de 80 % du Smic", résume l’USI-CGT.

Elle appelle les salariés intérimaires à la mobilisation le 20 mars pour mettre en échec le projet du MEDEF et du PRISM’EMPLOI.