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Commerce

Nouvelle mise en lumière des abus de la grande distribution

jeudi 28 septembre 2017

L’émission télévisée « Cash investigation » du 26 septembre dernier revient sur les pratiques des enseignes de grandes et moyennes surfaces. Prenant l’exemple de Lidl, elle décrit un système déshumanisé, que la CGT dénonce depuis déjà plusieurs années.

Le mardi 26 septembre dernier, l’émission « Cash investigation » a battu un record d’audience. Elle montrait en effet l’envers du décor de la grande distribution, décrivant des conditions de travail inhumaines. Exemple criant, cette « discussion » entre un salarié et son manager :

Fatiha Chalal, secrétaire fédérale de la fédération commerce de la CGT, précise : « Que ce soit Lidl, Carrefour ou Auchan, on a déjà dénoncé ces pratiques malsaines à de nombreuses reprises. Surcharges de travail, sous-effectifs, non-remplacement des congés maladies... On a parfois l’impression d’être des robots. »

Et en effet, derrière les noms de campagnes ronflants (« meilleur magasin pour les prix », « charte de bonnes conduite »...) et le « greenwashing » vide de sens, la souffrance des salariés ne cesse de croître. Les maladies professionnelles sont en augmentation et les licenciements pour inaptitudes sont légion. La santé des salariés est altérée très tôt par le port répété de charges lourdes, ce qui peut être source de lourdes conséquences pour la poursuite de leur vie professionnelle.

Ne parlons même pas des relations hiérarchiques en cours dans ces enseignes : les salariés sont maltraités, pour certains harcelés. La terreur est de mise, et elle est dévastatrice pour les salariés (rappelons simplement les affaires de l’Auchan City à Tourcoing, dont nous parlions en début d’année).

Dans son communiqué du 27 septembre 2017, la fédération CGT commerce et services « dénonce, avec les salariés, toutes les formes de conditions de travail qui entraînent la souffrance au travail ». Communiquant sur la mise en place d’outils « pour repérer et combattre ces pratiques », elle revendique « plus d’embauches, les 32 heures de travail hebdomadaire et l’utilisation des nouvelles technologies au service des salariés et non plus à celui du profit ».