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Publié le mardi 12 mai 2015

Mon salaire, c’est aussi ma protection sociale



Pour la CGT, le travail est à l’origine de
la création des richesses. C’est un formidable atout pour l’économie française. Les
salaires et les cotisations sociales sont
primordiales pour vivre, se soigner, bien
vieillir. Chaque augmentation de salaires
gagnée améliore l’économie du pays et
la protection sociale.

Le salaire, c’est quoi ?

Il ne se limite pas à ce qui est viré chaque
mois sur votre compte en banque (le salaire
net) mais inclut également les cotisations
sociales (parts salariale et « 
patronale »).

Les cotisations dites « patronales » sont de
l’argent que l’entreprise vous doit au titre de
votre travail, comme votre salaire.

La CSG
Elle s’est en partie substituée aux
cotisations sociales (assurance maladie et
famille) mais ne crée pas de droits, contrairement aux cotisations...
Les entreprises
ne payent pas de CSG.

Cotisations sociales
Elles ouvrent des
droits pour des prestations relatives soit
à des risques (maladie, maternité, chômage, invalidité,...) soit à la qualité de votre
vie future (retraite, ...) ou de celle de vos
enfants (famille, ...). 100 euros de cotisations sociales, ce sont notamment :
41 euros
pour l’Assurance Maladie,
24 euros pour les
retraites,
19 euros pour la famille, etc.

Réduction de cotisations sociales.
Les exonérations de cotisations sociales (dont la réduction Fillon pour les salaires inférieur à 1,6 fois le Smic) qui représentent 27 milliards par an (sans compter les 30 milliards du « Crédit
Impôt Compétitivité Emploi et du Pacte de responsabilité
 ») sont un exemple de cadeaux faits aux entreprises qui
fragilisent la protection sociale. De plus, ces cadeaux sont remboursés en partie par des impôts (notamment les taxes
sur le tabac).
Un salarié payé au Smic a, du fait des exonérations, une baisse de son salaire socialisé de 407 euros.

Salaire net
C’est votre votre salaire direct versé à votre compte.

Un salaire, des cotisations et des droits

Ainsi mon salaire et mes cotisations
sociales ouvrent des droits, dans certaines conditions, permettant :
- si je tombe malade, moi même ou mes ayant-droits, de prendre en
charge tout ou partie des frais d’hospitalisation, de médicaments, ... ;
- si je suis en invalidité, de bénéficier
d’un revenu minimum ;
- si je suis victime d’un accident du travail, de percevoir une rente ;
- si je perds mon emploi, de percevoir,
des allocations chômage ;
- si j’ai un enfant, de rester avec celui-ci pendant ses premières semaines, de faire face aux charges liées à l’éducation de mes enfants, de bénéficier de certaines allocations (crèche, allocation de rentrée scolaire, etc.) ;
- de bénéficier d’une pension de
retraite après mon activité professionnelle.
à mes parents ou à un proche handicapé de bénéficier de prestations
dans le cadre du maintien de leur
autonomie à domicile ou de prendre
en charge le coût de leur hébergement en maison de retraite
 ;
- si mes revenus sont insuffisants, de
bénéficier d’allocations logement.

La protection sociale accompagne
les individus dans les différents
moments de la vie. Articulée au
travail, elle apporte des réponses
convenables aux salariés et à
leur famille. Elle doit répondre
aux principes de solidarité, de
démocratie et d’universalité qui
constituent les fondements de
la Sécurité sociale. La Sécurité
sociale et la protection sociale ont
permis des progrès sociaux considérables en termes de qualité et
d’espérance de vie.

Les cotisations sociales (part salariale et
part entreprise) représentent la majeure
partie du financement de la protection
sociale.
Les attaquer, c’est fragiliser
la protection sociale.
Quand le patronat dit « 
il faut baisser le
coût du travail
 »
, il faut comprendre que
nous devons diminuer le salaire et les
cotisations sociales. Faire croire qu’on
pourrait augmenter le salaire net en diminuant les cotisations sociales est une illusion
 : ce serait faire supporter au salarié
un risque qu’il devrait assumer individuellement, selon ses moyens, comme cela se passe dans les pays anglo-saxons
comme les États-Unis.

Le patronat en cherchant à amputer la
protection sociale privilégie une fois
de plus la rémunération du capital, les
dividendes, les plus hauts salaires : il y
a trente ans, les dividendes versés aux
actionnaires correspondaient à dix jours
de salaire ; c’était 45 jours en 2012 !

De même, lorsque l’entreprise au lieu de
vous payer en salaire, privilégie d’autres
formes de rémunérations (intéressement,
participation, ...) pour lesquelles il n’y a
pas de cotisations sociales, ni de droits
créés pour de la protection sociale, le
patronat s’attaque sans le dire à votre
salaire et à votre protection sociale.

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LA CGT REVENDIQUE
- Une augmentation générale
des salaires, pour augmenter la
masse des cotisations sociales
et améliorer notre protection
sociale.
- Une politique de l’emploi active
qui permette d’augmenter le
nombre de salariés au travail et
donc le nombre de cotisants et la
masse totale d’argent disponible
pour la protection sociale.
- L’égalité professionnelle entre
les femmes et les hommes permettant un meilleur financement et une meilleure pension
de retraite.
- Une réforme du financement de
la Sécurité sociale :

  • axée sur la cotisation sociale,
  • introduisant une modulation privilégiant les entreprises qui investissent et créent des emplois et pénalisant les autres,
  • faisant contribuer les revenus financiers des entreprises au financement de la Sécurité sociale,
  • comportant une remise en cause des exonérations de cotisations sociales,
  • prenant en compte l’ensemble des éléments de rémunération y compris l’intéressement et la participation.