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Cheminots

Grèves et rassemblements contre l’externalisation des services

vendredi 3 février 2017

Les cheminots CGT se sont mobilisés le 27 janvier 2017 en Bretagne et le 2 février 2017 dans toute la France pour protester contre le démantèlement du service public ferroviaire et l’externalisation de leurs missions à des entreprises privées.

Le 27 janvier 2017, la quasi-totalité des cheminots programmés sur la prise de service du soir et ceux devant assurer la continuité d’un chantier de mise en service en gare de Rennes, se sont mobilisés pendant près de deux heures face à la direction sur appel de la CGT. Le 2 février 2017, ce sont les cheminots de toute la France qui se sont mobilisés de manière significative par la grève et dans les rassemblements.

Ces mobilisations prennent place dans un contexte de déstructuration des services publics ferroviaires au profits des entreprises privées de sous-traitance. Pour rappel, 25 000 emplois ont déjà été supprimés depuis dix ans dans l’ensemble des métiers et seuls 24 000 départs seront remplacés sur les 48 000 prévus dans les 7 ans à venir : si rien ne change, près de 50 000 postes de cheminots seront amenés à disparaitre en moins de vingt ans.

Par ailleurs, les chantiers sous-traités aux entreprises privées font de plus en plus l’objet de remontées négatives (pertes d’efficacité du réseau, baisse de la sécurité des circulations), du fait du dumping social organisé par la direction SNCF sur mandat du gouvernement.

La CGT cheminots revendique donc :

  • l’arrêt des suppressions d’emplois en cours ainsi que celles à venir et des embauches au statut en adéquation avec les charges de travail ;
  • la réinternalisation des tâches afin que celles-ci soient effectuées par des cheminots à statut, formés et dont le savoir-faire n’est plus à démontrer ;
  • l’arrêt des réorganisations d’établissements en cours et à venir ;
  • la réouverture de négociations sur le régime de travail de l’encadrement ;
  • l’ouverture de négociations salariales significatives qui doivent déboucher sur une augmentation générale, en lieu et place d’une troisième année consécutive de gel des salaires ;
  • l’ouverture de négociations sur le niveau des pensions de retraite gelées depuis 54 mois.