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Les salariés de FREE

Mobilisés pour les conditions de travail et une autre répartition des profits

mardi 1er avril 2014 , par Alessandro Vitagliano

Depuis le mardi 25 Mars, avec la CGT, les
salariés des centres de relations clients à distance de
Marseille (Certicall) sont en grève, rejoints le
lendemain par leurs collègues de Bordeaux
(Equaline).

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Ils refusent l’annualisation et la modulation du
temps de travail et exigent la redistribution des 1.2
milliard de profits issus de leur travail.

Ils rejettent massivement (86% à Marseille) toute
signature d’un accord qui impacterait gravement leur
vie privée avec le retour du travail le week-end et les
jours fériés, des semaines hautes de 40 heures et des
semaines basses de 29 heures en fonction de la
charge de travail.

La signature à
Bordeaux d’un accord par la CFDT et l’UNSA est de fait contestée par le personnel qui estime que les contreparties proposées sont bien
loin de leurs attentes. Ils demandent des
contreparties en jours de repos supplémentaires et
une hausse des salaires.

Tant à Bordeaux qu’à Marseille, les salariés
demandent la réouverture des négociations ; ce
que, pour l’instant, la direction de FREE refuse. Elle
n’accepte pas de répondre favorablement aux
demandes des salariés, qui estiment que
l’annualisation va augmenter la productivité, et ainsi
rapporter un maximum d’argent à l’entreprise.

La mobilisation ne faiblit pas. Les salariés en
lutte avec la CGT appellent l’ensemble des centres
d’appels FREE sur les sites de Colombes, Vitry et
Paris à rejoindre le mouvement.

A Marseille les salariés restent mobilisés et la
grève continue avec l’appui de CGT, FO et SUD, A
Bordeaux les salariés-es restent mobilisés avec
l’appui de la CGT et FO.

En pleine actualité sur la recomposition du
secteur des télécoms, cette mobilisation met en
lumière que la recherche de la rentabilité financière
immédiate qui guide les dirigeants du secteur est un
danger pour les salariés de tout le secteur des
télécoms en France quelque soit l’entreprise.

Cette lutte, qui en appelle d’autres, conteste le Monopoly orchestré avec les projets des fusions, acquisitions, tel que le projet de rachat de SFR par Numéricâble.

Pour la fédération CGT (FAPT-CGT), " il y urgence à répondre aux
légitimes revendications des salariés et à revenir à
une logique de service public dans les télécoms qui se
donne comme finalité la réponse aux besoins des
populations et des salariés-es."