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Anvis (groupe Tokaï) à Decize

Manif géante pour sauver 220 emplois

mardi 15 avril 2014 , par Frédéric Dayan

2600 personnes ont manifesté le 10 avril dans cette localité de la Nièvre pour soutenir le combat des salariés d’ANVIS Tokaï qui s’opposent à un projet de réorientation et de réorganisation des activités du site de Decize prévoyant l’arrêt de l’activité moulage et de traitement de surface et la suppression de 220 emplois sur 445.

L’activité moulage serait délocalisée, « pour des gains de coût », en Roumanie, tandis que d’autres activités seront arrêtées et sous-traitées. L’annonce de ce plan le 1er avril par la direction du groupe japonais Tokai Rubber Industries lors d’un CE extraordinaire a fait l’effet d’un coup de tonnerre à Decize.

Tokai Rubber Industries, produit à Decize des pièces antivibratoires en caoutchouc pour le secteur automobile, ferroviaire, ainsi que pour l’industrie nucléaire et des équipements militaires. Depuis le rachat d’Anvis par Tokaï, voici plus d’un an, le syndicat CGT ne cesse de réclamer d’avoir connaissance des choix stratégiques du groupe qui avance à l’appui de son plan l’argument de la crise du secteur automobile. Face au mutisme de Tokaï, le syndicat CGT a rencontré le commissaire au Redressement Productif de Bourgogne, mis en place par le ministre Arnaud Montebourg. A cette occasion la CGT lui avait remis des propositions pour développer les productions et les emplois.

Une démarche restée sans suite par les pouvoirs publics. Aussi la CGT s’est de nouveau adressé par courrier au ministre en janvier dernier afin de demander une table ronde. Enfin une réponse est parvenue à la CGT, datée du 11 mars signée
du ministre demandant au commissaire au Redressement Productif de Bourgogne de réunir une table ronde. Mais là encore sans suite, sauf que le syndicat a appris la tenue d’une réunion ce même 11 mars au ministère à laquelle participait la préfète de la Nièvre, des dirigeants de Tokaï, le député Christian Paul et la municipalité de Decize. La presse locale a relaté les propos de préfète disant « on a fait en sorte qu’ils affinent leur projet de restructuration et qu’ils retardent leur annonce ». Dès lors le syndicat CGT interroge : Ont-ils décidé de retarder les annonces après les municipales ? Les participants à cette réunion ont eu connaissance du projet de licenciement ? Pourquoi ce silence ? L’ont-ils cautionné à Paris ? »

Le syndicat proteste de « ce mépris du syndicalisme CGT et des propositions faites ». Il exige « une table ronde avec
l’objectif de débattre de propositions de maintien et
développement des productions et des emplois. Dans
tous les cas nous refuserons tout plan de suppressions
d’emplois et de productions tant que l’avenir du site
industriel et de tous les emplois ne sera pas garanti !

Le syndicat donne rendez-vous aux salariés et à la population de Décize « le 1er mai pour réaffirmer cette exigence. »