La cgt

NOUS SUIVRE
  
Accueil  >> Dépêches

Société Semmaris

Les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis luttent toujours pour leur régularisation

jeudi 16 mars 2017

Depuis jeudi 16 mars, 105 travailleurs sans papiers grévistes occupent la Tour de la Semmaris au Marché de Rungis avec l’Union départementale CGT du Val de-Marne. Ils travaillent dans les secteurs de l’intérim, du nettoyage, de l’agroalimentaire, etc, et exigent leur régularisation. Pour le moment seuls quelques Cerfa ont été délivrés alors que les employeurs se sont vus rappeler leurs obligations par la Préfecture et la Dirrecte.

Le piquet de grève ne sera levé qu’avec la délivrance des documents employeurs nécessaires à la régularisation, ainsi que d’un récépissé temporaire émanant de la Préfecture ouvrant à la carte de séjour d’un an pour chacun de ces travailleurs. Les grévistes demandent aussi que leur dossier soit examiné avec bienveillance dans le cadre de la circulaire Valls. Le piquet de grève s’organise financièrement et matériellement pour pouvoir durer.

L’État est l’actionnaire majoritaire au sein de la société Semmaris qui gère le marché d’Intérêt National. La CGT pointe aussi la responsabilité du gouvernement social libéral étant donné la loi Cazeneuve de 2016, qui constitue un recul sans précédent sur toutes les avancées gagnées par les travailleurs migrants et la CGT depuis 2006-2009.

Jeudi 16 mars au matin, dès 7h30, le directeur de cabinet du préfet et le directeur général de la Semmaris ont rencontré sur place les représentants de la CGT pour un premier point de la situation. À 10h lors d’une 2e réunion, la discussion a porté sur le cadre dans lequel doivent intervenir les régularisations, vu les blocages de la Préfecture du 94 sur le sujet dans la dernière période. Les négociations sont toujours en cours et une conférence de presse devrait avoir lieu lundi à 11 heures. D’après Benjamin Amar, responsable du pôle revendicatif à la CGT 94 qui participe aux négociations, la direction aurait envie d’en finir vite et de ne pas laisser traîner la situation. Depuis d’autres réunions ont eu lieu : la Préfecture et la Direccte ont notifié aux employeurs leurs obligations, mais trop peu de Cerfa ont été délivrés à ce jour. La lutte se poursuit.

La CGT ne veut pas de travailleurs sans droits et elle sait bien, comme pour le combat pour l’égalité professionnelle femmes-hommes, que gagner des droits pour une fraction du salariat, c’est faire monter le curseur des conquêtes sociales pour l’ensemble des travailleurs.