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Publié le mardi 17 août 2004

Les syndicats français pour une paix juste au Proche Orient



L’escalade continue de la violence depuis maintenant dix sept mois au Proche Orient montre à nouveau que la solution de ce conflit n’est pas militaire. Le chemin de la guerre est sans issue.
Du point de vue des organisations syndicales françaises, nous retenons plusieurs conditions qui nous semblent incontournables pour trouver une solution juste au conflit.
Une paix juste et durable ne pourra pas être trouvée hors l’existence de deux Etats, politiquement indépendants, économiquement viables, assurés de leur sécurité dans des frontières reconnues internationalement. Cela exige la reconnaissance effective de l’état d’Israël par l’ensemble des pays de la région, le retrait des colonies des territoires occupés, le traitement équitable de la question des réfugiés et le règlement de la question de Jérusalem et de son statut de capitale.
Cette position que nous défendons avec beaucoup d’autres acteurs concerne l’objectif final de cette paix qui reste à construire. Elle s’oppose bien évidemment aux stratégies violentes, qu’elles soient le fait d’une armée régulière ou d’organisations terroristes. Mais elle ne fait pas l’impasse sur la réalité actuelle des rapports de force entre les deux parties. Aujourd’hui, la recherche d’un accord ne peut passer sous silence la réalité de l’occupation des territoires palestiniens et de leur colonisation, le déséquilibre qui existe entre un Etat fort militairement et économiquement et des territoires à l’économie ravagée, soumis à la misère d’un blocus et d’un développement séparé.’
C’est pourquoi, le redémarrage des négociations a besoin du soutien de toutes les forces de paix au Proche Orient et d’un engagement efficace de la communauté internationale et de l’ONU. A ce propos, nous refusons toute utilisation du conflit à des fins racistes et antisémites, qui risque de provoquer l’extension de la violence et qui ne fait que desservir les intérêts des deux parties.
Les organisations syndicales françaises appellent le gouvernement français et l’Union européenne à promouvoir la mise en place de moyens d’interposition et de médiation.
Tels sont les principes qui guident notre analyse et notre action avec les deux syndicats de la région, l’Histadrout israélienne et la PGFTU palestinienne. Notre solidarité active s’exprime dans le soutien que nous apportons à un dialogue qui doit se poursuivre et se renforcer entre ces deux organisations.
Dés le 8 avril. les organisations syndicales françaises prendront tous les moyens pour diffuser cette déclaration au sein des entreprises, des administrations et parmi l’ensemble de leurs adhérents. Elles conviennent de coordonner leurs efforts dans la durée pour soutenir les deux organisations syndicales de la région en lien avec le mouvement syndical international, moyen privilégié de manifester leur engagement déterminé en faveur de la paix.