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  • Journée du 8 mars du droit des femmes
    La grande enquête des violences au travail ›››

    Le 8 mars aura lieu la journée du droit des femmes. Pour l’occasion, une grande enquête est menée sur les violences au travail. Le 8 mars aura lieu la journée du droit des femmes. Pour l’occasion, une grande enquête est menée sur les violences au travail. En l’espèce, depuis 20 ans les chiffres ne bougent pas : 20% des femmes subissent ou ont subi des violences sur leur lieu de travail. Pourtant, 82% des employeurs n’ont toujours pas mis en place (...)
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  • Paca
    Le tribunal préserve les 35 heures des agents de Marseille ›››

    Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi en référé par l’intersyndicale FSU, CGT, UNSA, SNT CFE-CGC et FAFPT, a suspendu la délibération du 14 décembre 2017 fixant l’organisation du temps de travail des agents de la Métropole Marseillaise. Le juge administratif, par ordonnance du 20 février 2018, a fait droit à la demande de l’intersyndicale, exprimant un doute sérieux sur la licéité de cette délibération, notamment quant à la prise en compte de (...)
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  • Transport
    A la SNCF, une sanction pour une tentative de suicide ! ›››

    Le 30 novembre 2017, un agent travaillant dans les postes d’aiguillage sur la région des Pays de Loire, a tenté de mettre fin à ses jours en s’intoxiquant à l’aide de bouteilles de gaz. Une explosion accidentelle l’a empêché d’aller au bout de cet acte désespéré, la direction souhaite le sanctionner. On pourrait croire à une blague, et pourtant. La direction de la SNCF a convoqué le 9 février 2018, dans le cadre d’un entretien préalable à sanction, un (...)
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  • Liberté syndicale
    Procès "du parpaing" à Nantes : la relaxe pour le militant CGT ›››

    Un militant CGT était jugé le 20 février à Nantes pour avoir participé au montage d’un muret devant la banque HSBC à Nantes à l’occasion d’une manifestation le 19 juin dernier dans le cadre des manifestations contre la Loi Travail. Le tribunal a décidé la relaxe pure et simple du militant qui avait participé à cette action symbolique. Selon un communiqué de l’Union Départementale de Loire-Atlantique, le parquet a fait état de dégradations dues au ciment (...)
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  • Transport
    Rapport Spinetta : l’analyse de la CGT Cheminots ›››

    Dans l’attente de la mobilisation du 22 mars prochain, la CGT Cheminot a analysé dans le détail le rapport Spinetta, « sur l’avenir du transport ferroviaire ». Selon la CGT Cheminots, les propositions du rapport peuvent être classées en six axes : réduction du mode ferroviaire : fermeture des petites lignes, filialisation du fret ; hausse du coût pour la collectivité et les usagers : hausse de la redevance des régions, suppression de la (...)
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  • Discrimination syndicale
    Appel à la grève le 22 février chez Transavia ›››

    Les salariés de Transavia, filiale du groupe Air France – KLM, ont lancé un appel à la grève le jeudi 22 février pour protester contre les menaces de licenciement dont est la victime le responsable de la section syndical CGT. En l’espèce, le responsable de la section CGT de Transavia a été convoqué à un entretien disciplinaire ce mardi 19 février 2018. Afin de dénoncer les menaces de licenciement dont il est la victime et affirmer son intégrité, ainsi (...)
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  • Ile-de-France
    En lutte, trois camarades licenciés réintégrés chez ESD Aulnay-sous-Bois ›››

    La direction d’ESD Aulnay-sous-Bois a réintégré 3 salariés licenciés grâce à la solidarité de leurs camarades qui se sont mobilisés. Le lundi 5 février 2018 à 4h du matin, 100% des salariés d’ESD Aulnay-sous-Bois étaient en grève pour protester contre le licenciement injuste de 2 salariés. Grâce à cette solidarité, la direction a ouvert des négociations qui ont vite abouti à la réintégration immédiate des deux camarades sur leurs postes de travail. Le 29 (...)
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  • Santé
    Réorganisation au CMP de Sully-sur-Loire : alerte à la désertification médicale ›››

    Le centre médico-psychologique de Sully sur Loire est menacé de fermeture par la direction du centre hospitalier Georges Daumezon de Fleury-les-Aubrais. "Pour calmer les représentants du personnel", explique la CGT Santé et action sociale dans un communiqué, "la direction a décidé, toute seule, de laisser ouvert le CMP deux jours par semaine au lieu de cinq. Elle déplace 3 des 4 infirmiers au CMP de Châteauneuf et la quatrième infirmière est (...)
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  • Réforme de l’encadrement
    Nouvelle négociation sur l’encadrement le 13 mars ›››

    La disparition le 1er janvier 2019 de l’Agirc, régime de retraite complémentaire qui identifie les salariés relevant du périmètre de l’encadrement, invite les organisations syndicales de salariés et d’employeurs à engager une négociation concernant la définition interprofessionnelle de ces personnels et leurs droits. Cette négociation est majeure, autant individuellement que collectivement. Elle va permettre de définir l’encadrement, mais aussi de (...)
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  • Représentativité
    La CGT au Conseil de surveillance de la Banque postale : une première ›››

    Pour la première fois depuis la création de La Banque postale, la CGT obtient un élu au Conseil de surveillance en atteignant 15,55 % des voix (15,26 % en avril dernier au 1er tour des élections professionnelles). « Le résultat de l’élection au Conseil de surveillance de La Banque postale confirme l’ancrage et la progression de l’audience de CGT parmi les salariés de cette entreprise », explique la CGT FAPT dans son communiqué du 15 février 2018. (...)
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  • Migrants
    Les agents de l’OFPRA en grève le 21 février ›››

    Les agents de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) seront en grève le 21 février, jour de présentation en Conseil des ministres du projet de loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif ». Soutenus par les syndicats Action syndicale libre (ASYL) et la CGT Ofpra, ils dénoncent une « confusion des genres » qu’ils croyaient « abolie depuis la disparition du ministère de l’immigration et de l’identité (...)
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  • Vie syndicale
    Luttes, victoires, syndicalisation : le triptyque gagnant ›››

    Le 14 février 2018, la CGT organisait une journée des luttes gagnantes à Montreuil. Sur les deux dernières années, la CGT comptabilise ainsi plus de 300 victoires. Philippe Martinez, son secrétaire général, nous explique quel était le sens de cette journée, placée sous le signe des luttes, des victoires et de la syndicalisation. Pour en savoir plus : lire l’article consacré à cette journée. Retrouvez prochainement une série de témoignages de (...)
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  • Migrants
    Les agents de la Cour nationale du droit d’asile en grève ›››

    Depuis mardi 13 février, les agents de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) ont lancé un préavis de grève reconductible, avec les syndicat Unsa, FO et CGT, pour dénoncer la logique comptable qui prévaut désormais dans le traitement des demandes de droit d’asile qui leurs sont soumises. Au début des années 50, une Commission des recours des réfugiés a vu le jour, afin de régler la situation des personnes déplacées en raison de la guerre qui venait (...)
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  • Discrimination syndicale
    Acharnement contre un délégué syndical à Leclerc ›››

    Le vendredi 16 février 2018 à 9h30 devant le Leclerc de La Ferté-sous-Jouarre (77) aura lieu un rassemblement pour dénoncer la procédure de licenciement engagée à l’encontre de Pierre Doré, 38 ans, salarié élu CGT du magasin. La direction du magasin Leclerc de La Ferté-sous-Jouarre (77) vient à nouveau d’engager une procédure de licenciement à l’encontre de Pierre Doré, avec mise à pied à titre conservatoire. Cette décision intervient alors que quelques (...)
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  • Vie syndicale
    Plus de 300 luttes gagnantes en 2016-2017 pour la CGT ! ›››

    La CGT organisait une première ce 14 février : rassembler des témoignages sur les luttes gagnantes de ces deux dernières années. La CGT organisait une première ce 14 février : rassembler des témoignages sur les luttes gagnantes de ces deux dernières années. Plus de 200 militants étaient présents à Montreuil, une trentaine d’entre eux témoignant de leur lutte et de leurs cortège de victoires. « Ce sont plus de 300 luttes gagnantes que nous avons (...)
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  • Discriminations
    120 travailleurs sans-papiers en grève pour leur régularisation ! ›››

    Ce mardi 13 février 2018 avait lieu une conférence de presse, en présence de Philippe Martinez, réclamant la régularisation des travailleurs sans papiers en grève dans leurs entreprises depuis le 12 février 2018. En l’espèce, depuis le lundi 12 février 2018, dès l’aube, 120 travailleurs sans papiers ont entamé une grève dans 6 entreprises d’Ile de France, afin de réclamer la régularisation de leur situation. Ces derniers, du fait de leur situation (...)
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  • Santé
    Juridiquement, la nomination de la direction du CHU de Toulouse pose problème ›››

    Le 31 janvier nous avons publié un article pour informer que l’arrêté de nomination de la directrice générale par intérim n’avait pas été publié. Cette affaire s’est déroulé dans un contexte de forte mobilisation des personnels pour l’amélioration des conditions de travail et de soin au CHU de Toulouse. Les organisations CGT et SUD avaient alerté sur l’absence de publication de la nomination de la directrice par intérim, créant un risque juridique majeur (...)
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  • Services publics
    L’accès à l’eau doit être un droit inaliénable ›››

    Une proposition de loi constitutionnelle visant à faire de l’accès à l’eau un droit inaliénable vient d’être rejetée le 1er février 2018 par les députés LREM et LR. La fédération CGT des services publics réaffirme la nécessité de ce droit inaliénable à l’eau et à l’assainissement, via la création d’un service public national de l’eau et de l’assainissement. Le 1er février 2018, l’Assemblée nationale, via les députés LREM et LR, a rejeté une proposition de loi (...)
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  • Santé
    Sit in de 35 salariés à la clinique des Sorbiers à Issoire ›››

    Vendredi, 35 salariés sur une cinquantaine, à la Clinique des Sorbiers à Issoire, ont débrayé pour protester contre la baisse de leur salaire depuis le rachat de cet établissement privé lucratif de soins de suite et de réadaptation par le Groupe Orpea. Au moment du rachat en janvier 2016, le groupe ORPEA au travers de sa filiale Clinea, il y a eu dénonciation des accords d’entreprise. Avec le délai de préavis de quinze mois, c’est seulement à la (...)
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  • Holiday Inn Clichy (92)
    Les « invisibles de la sous-traitance » ont gagné ! ›››

    Pour les salariés d’Hemera, sous-traitant de l’Holiday Inn de Clichy (92), c’est la fin d’un long combat, qui s’achève sur une belle victoire, après plus de trois mois de grève. C’est finalement la table ronde organisée par la préfecture des Hauts-de-Seine qui a permis aux « invisibles de la sous-traitance hôtelière » de faire entendre leurs revendications, après des semaines de surdité patronale. Un accord de fin de conflit a été signé le 8 février (...)
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Clinique de l’Ormeau

"Les salariés ont le sentiment d’avoir abattu un colosse"

Interview de François Dousseau, UD Hautes-Pyrénées

mercredi 11 janvier 2017 , par Jean-Bernard Gervais

François Dousseau, secrétaire général de l’Union départementale des Hautes Pyrénées, a participé à la mobilisation des salariés de la clinique de l’Ormeau depuis le 8 novembre. Il détaille pour cgt.fr les péripéties d’un combat social homérique.

Peux-tu nous expliquer à quoi correspond cette augmentation du RAG (rémunération annuelle garanti) de 8,33% qu’ont réussi à arracher les syndicalistes de la clinique ?

La RAG est la rémunération annuelle garantie mensualisée. C’est un système de rattrapage car la grille est en-dessous du Smic. Ce système de rattrapage se traduit par un pourcentage par rapport au salaire. Il était à 5,7 % et il passe à 8,33 %. Cela fait une augmentation de 2,7 %. La direction nous dit qu’il s’agit d’un treizième mois car 8,33 %, cela représente l’équivalent d’un mois de salaire. Dans le protocole cette augmentation de la RAG s’applique au 1er janvier 2016, ce qui va donner lieu à une prime de rattrapage pour toute l’année 2016.

Il y a aussi une prime de 700 euros ?

Oui c’est une prime pérenne de 700 euros qui va s’appliquer à tous les salariés, quel que soit leur contrat de travail.

Quelles étaient les revendications des grévistes au début de la grève ?

Les grévistes demandaient une RAG à 8,33 %, une prime de 1 600 euros, et une évolution du point d’indice. La RAG à 8,33% est la revendication CGT dans la branche. Au fil du temps, les salariés ont revu leur revendication à la baisse. En plus, les salariés ont été confrontés à une direction qui n’a jamais voulu négocier. Cela a d’ailleurs déplu au pouvoir public, la direction était dans la manœuvre perpétuelle. Cela a desservi la direction, et a apporté du crédit aux salariés vis-à-vis des pouvoirs publics, et de certains élus locaux. Ce mouvement était très populaire car les salariés revendiquaient aussi une amélioration des conditions de travail pour mieux soigner. Ce qui n’était pas acté dans les mesures prises par la direction. Le matériel et les conditions de travail sont en dégradation constante depuis que le groupe a racheté cette clinique en 2015. D’ailleurs, les mauvaises conditions de travail ont été le déclencheur du mouvement de grève.

Qu’en est-il du point d’indice ?

Elle a été abandonnée, on a essayé de compenser en demandant une prime à 800 euros. Sur les 700 euros, les salariés se sont rangés à la proposition du médiateur. Mais jusqu’au dernier moment la direction n’a rien voulu lâcher. Elle a été jusqu’au-boutiste, malgré le report de 2 500 opérations, qui auraient pu causer des pertes de chance pour les patients. C’est aussi pour cela que nous avons fait appel aux autorités sanitaires. Malheureusement le ministère de la Santé n’a quasiment pas réagi.

Concernant les conditions de travail, qu’est-ce qui a été satisfait ?

Les revendications sur les conditions de travail ont été totalement satisfaites. Sur le travail de nuit, il y avait des usages dans certains services, qui étaient de réaliser un travail de nuit de 33,60 heures par semaine en moyenne payées 35 heures. L’objectif de la direction était de ramener tout le monde à 35 heures. Mais dans le protocole d’accord tout le monde passe à 33,60 heures. Le temps de travail effectif de nuit est cantonné à 12 heures. Il y avait également une problématique sur les temps de pause. La direction voulait intégrer des temps de pause supplémentaires non rémunérés. Ce qui donnait lieu à la sortie à des plages horaires de travail de 12h40. Dans le protocole, les plages horaires sont de 12h30 qui sont rémunérées. La direction avait un grand projet pour les agents de service hospitaliers : elle voulait que les ASH soient regroupés dans un service commun pour en faire des agents hôteliers, un peu comme dans les hôtels, totalement déconnectés des services. Or, les ASH sont des éléments très importants dans les services, donc la direction est revenue sur ce projet. Il y a aussi la création de deux postes d’aides-soignants aux urgences. Une prime sera aussi versée sur la mobilité des agents. Sur l’accueil, l’ensemble des sites sont maintenus. Des pools de remplacement seront aussi pérennisés. Il y avait aussi la crainte de mutualiser les services. Je pense que la population les a suivis sur ces questions là. À l’occasion de manifestations sur Tarbes, il y a eu 1 200 personnes qui ont participé, plus de 1 000 personnes ont participé à un loto de soutien, une pétition a été signée par plus de 10 000 personnes, des concerts de soutien auxquels ont participé plus de 700 personne. Leur combat c’était une certaine idée de la santé.

Comment expliques-tu l’entêtement de la direction ?

On a face à nous des grands groupes qui voulaient faire un exemple en mettant à genou des salariés. Autre élément, nous sommes dans un processus de fusion. À Tarbes, la clinique de l’Ormeau est devenue incontournable pour de nombreuses pathologies. Cela met en avant la faiblesse de l’hôpital public. Ces grands groupes sont dans une situation, sur certaines spécialités, de monopoles privés. En plus, ils ont déconventionné en se permettant des augmentations très importantes des tarifs et forfaits, en inventant même des forfaits administratifs qui n’ont pas lieu d’être, à la limite de la légalité. Il faut aussi savoir que les groupes fusionnent, par exemple, le groupe Medipole partenaire est en train d’être racheté par Elsan. Il a donc fallu batailler contre l’actuel propriétaire mais aussi le futur propriétaire, car le rachat est quasiment acquis.

Il a fallu des interventions à très haut niveau pour que la situation se débloque ?

Nous avons beaucoup appuyé sur les élus locaux, qui ont été sensibles à la mobilisation de la population, à la situation sanitaire préoccupante. Ils se sont aussi offusqués du fait que le ministère de la Santé n’ait jamais pris le dossier en main. C’est donc remonté au cabinet du Premier ministre, qui a du reprendre le dossier, mais pour nous, ça a été beaucoup trop long. Il est inquiétant que l’on soit obligé de recourir au Premier ministre pour un dossier comme celui ci. C’est inquiétant pour l’état du dialogue social dans ce pays. Il a fallu qu’on envahisse l’ARS pour que la direction de l’agence commence à prendre quelques engagements, notamment sur les réquisitions. Pour le ministère de la Santé, c’était un conflit social et cela ne la regardait pas. Nous sommes troublés par le rôle que joue l’État, la BPI est quand même actionnaire du groupe à hauteur de 75 millions d’euros. Ce n’est pas un actionnaire majoritaire mais c’est le deuxième actionnaire du groupe. Il y a une filiale de la caisse des dépôts et consignations qui est en train de racheter les murs de différents groupes, Cades santé. Ils rachètent les murs pour en faire des loyers. L’État permet ainsi à ces groupes de dégager du cash ce qui leur assure leur croissance.

Quel est l’état d’esprit des salariés ?

Les salariés sont contents car ils ont le sentiment d’avoir fait plier un groupe. Le combat qu’ils ont mené est énorme. En même temps c’est une aberration dans un pays comme le notre où l’on nous dit que la loi travail doit servir à faciliter le dialogue social entreprise par entreprise. On voit bien là la limite de cette philosophie. Si tous les conflits entreprise par entreprise doivent se régler à Matignon, ils vont avoir du travail et Philippe Martinez risque d’avoir un surplus de travail s’il doit s’impliquer comme cela personnellement ! Les salariés ont l’impression d’avoir abattu un colosse, des fonds de pension ou d’investissement qui sont derrière tout ça. Ils ne viennent pas dans la santé pour défendre un objectif social, ils cherchent des rendements à deux chiffres pour alimenter les fonds de pension, quitte à user de fraudes ou d’optimisation fiscale. En tant que syndicaliste, je peux dire qu’ils ont mené un combat exemplaire avec un courage invraisemblable, une lucidité une maturité étonnante lors des assemblées générales. Ils ont toujours eu à cœur de préserver leur cohésion, notamment sur trois points de blocage qui ne concernaient que certaines catégories de salariés. Majoritairement ils ont tenu bon. C’est remarquable et bluffant à voir.