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Conforama

Les salariés des magasins en lutte se font entendre

lundi 10 avril 2017

De plus en plus confrontés à une extrême précarité et à la dégradation de leurs conditions de travail, les salariés de Conforama se font entendre et multiplient les actions. Ce samedi 8 avril, de nouveaux magasins on rejoint la lutte pour faire face à une direction dont les décisions ne bénéficient qu’aux actionnaires, au détriment des personnels. La Fédération CGT Commerce, Distribution et Services fait le point sur la situation et les revendications des salariés dans un communiqué paru le 10 avril 2017, que nous reproduisons ci-dessous.

|Les salariés de Conforama font part de leur ras-le-bol !

À l’appel de la CGT Conforama, les salariés ont multiplié les actions lors de ces dernières semaines. Les salariés des magasins de Saint-Ouen, Orgeval, Pont-Neuf, Garges-lès-Gonesse, Albi, Grenoble, Avignon, Toulon, Fréjus, Plan-de-Campagne, Mâcon, Clermont-Ferrand, Bordeaux, Mérignac, Limoges, Nice, Nevers, Montauban, Chalon-sur-Saône, Caluire, Creil, etc. se font entendre.

Ce samedi 8 avril de nouveaux magasins ont rejoint le mouvement face à une direction qui multiplie les actions destructrices pour l’emploi et les salaires à seule fin d’atteindre les objectifs de l’actionnaire !

Les salariés ne sont pas dupes ! Confo déco, Confo St Brice, Conforama Malakoff et son SAV... Quelle sera la prochaine victime de l’actionnaire Steinoff ? Sachant que l’entreprise projette de fermer 15 nouveaux magasins, bien qu’annoncé dans la presse, la direction désavoue !

Cela alors que le groupe Steinhoff dispose de moyens financiers colossaux. Que le pôle de la maison, dont fait partie Conforama, est en croissance et confirme sa progression au dernier trimestre de l’exercice clos. Cela alors que Conforama affiche une bonne santé économique – Steinhoff enregistre 1,5 milliard d’euros de bénéfices – et que ceux de notre groupe sont de 179 millions d’euros. Cela alors même que Conforama y contribue en améliorant sa profitabilité sur cette période.

Les salariés sont confrontés à une extrême précarité au travers des horaires atypiques, du temps partiel, de l’augmentation de la charge de travail et de la diminution de leur pouvoir d’achat. Leurs conditions de travail s’aggravent de manière alarmante.

Sans compter que dans cette enseigne de la branche ameublement, le dialogue social a laissé place au règne de la terreur, depuis le déploiement de la formation « Happy client » qui, sous couvert d’améliorer la satisfaction clients, a entraîné une dégradation de la qualité de vie au travail.

C’est pour toutes ces raisons que la tension monte entre les salariés et la direction au sein de nombreux magasins Conforama. La direction doit répondre sans délais à ses salariés.

Au cœur de leurs revendications : un salaire décent pour vivre dignement, le paiement des GLD au-dessus du minimum garanti ; des conditions de vie au travail acceptables, sans pressions ni menaces ; la requalification en CDI des CDD et des contrats en intérim de longue durée, ainsi que le maintien des deux jours de fractionnement pour tous les salariés.

Malgré un mouvement social qui prend de l’ampleur, la direction n’a pas souhaité s’exprimer !

Face à ce mépris et cette surdité, soutenus par la CGT Conforama, les salariés comptent bien poursuivre leurs actions.

La CGT Conforama demande l’arrêt de la flexibilité, de la polyvalence à outrance, l’embauche de salariés en CDI, la revalorisation des salaires selon le travail réel, un salaire de 1 800 euros bruts dès le premier niveau de la grille, la reconnaissance des compétences et la fin des sanctions abusives ainsi que des licenciements sans cause réelle et sérieuse d’élus, de mandatés et de salariés.
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