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Scandale des prothèses PIP

Les prud’hommes reconnaissent les salariés dans leurs droits

lundi 31 mars 2014 , par Frédéric Dayan

Le conseil des prud’hommes de Toulon a reconnu les 42 ex-salariés du fabricant d’implants mammaires frauduleux dans leurs droits en considérant que leur licenciement économique n’avait "pas de cause réelle et sérieuse".

Ils demandaient que leur licenciement ne soit plus considéré comme résultant de problèmes économiques mais de fautes de gestion des anciens dirigeants, dont le dont le fondateur de PIP Jean-Claude Mas, condamné en décembre 2013 à quatre ans de prison ferme. L’avocat des plaignants avait notamment versé au dossier des prud’hommes les éléments sur les détournements de fonds présumés des anciens dirigeants."Ces fautes de gestion ont placé l’entreprise dans une situation financière délicate avant même que le scandale n’éclate. L’argent aurait pu être utilisé par exemple à l’achat de produits homologués et éviter les difficultés de la société", estime le défenseur des 42 ex-salariés.
"Avec leur licenciement désormais requalifié, les salariés seront reconnus comme victimes des erreurs de gestion des anciens dirigeants", estime maître Vinolo. Le défenseur explique que ces ex-salariés "sont stigmatisés en tant qu’anciens de PIP lorsqu’ils cherchent du travail. Cette décision va aussi ouvrir droit à des dommages-intérêts".