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Publié le mardi 10 février 2015
Point de presse sur l’assurance chômage

Les propositions de la CGT sont sur la table



La CGT a donné une conférence de presse sur les conséquences de la mise en application de la dernière convention d’assurance chômage ce mardi 10 février 2015. Cette conférence a permis d’aborder la question des droits rechargeables et de leurs effets pervers, ainsi que les propositions de la CGT. Les conditions dans lesquelles se déroulent les négociations et la situation des intermittents ont aussi été traitées.

Denis Gravouil, Nathalie Potavin, Éric Aubin, Josiane Stamp et Philippe Tixier lors de la conférence de presse de la CGT sur la convention d'assurance chômage, mardi 10 février 2015 – DR.

Dans un propos liminaire, Éric Aubin, dirigeant de la CGT, a expliqué que le syndicat va continuer de se rendre aux négociations comme force de proposition, tant concernant le déroulement de ces négociations que l’ajustement nécessaire des « droits rechargeables ».

Il a tout d’abord rappelé la déloyauté du déroulement des négociations de la convention d’assurance chômage : non seulement le Medef est l’hôte des réunions, mais il accapare systématiquement les présidences de séances, n’accepte que le texte qu’il propose comme base des discussions et pratique des négociations bipartite avec certains syndicats.

La CGT, seul syndicat à avoir entamé une action en justice, mais qui se réjouit de voir d’autres organisations syndicales exprimer les mêmes préoccupations, propose que les négociations se tiennent dans un autre lieu, que les présidences de séances soient éventuellement confiées à un intervenant neutre, et que le texte de référence donne lieu à discussion et ne soit pas imposé par le Medef.

«  Alors que ces droits rechargeables étaient censés inciter au retour à l’emploi, leurs mises en œuvre ont l’effet inverse, c’est-à-dire une incitation à rester au chômage pour épuiser tous ses droits, voire au travail illégal.  »
Éric Aubin, dirigeant de la CGT.

Dans un deuxième temps, les représentants de la CGT sont revenus sur la nécessité d’ajuster les « droits rechargeables ». Ils ont fait remarquer d’une part que la CGT avait pointé les éventuels effets pervers dès la négociation. D’autre part, une analyse de l’Unedic expliquait dès juin 2014 que 500 000 chômeurs allaient connaître une baisse de leurs allocations.

La CGT rappelle qu’elle est favorable aux droits rechargeables, mais que leur mise en œuvre ne doit pas se faire au détriment des droits des privés d’emploi. Elle propose soit de mettre de nouveau en place le principe de réadmission, soit d’élargir le droit d’option à tous les demandeurs d’emploi. Dans tous les cas, le syndicat se bat pour l’application du droit le plus favorable.

Concernant les intermittents du spectacle, Denis Gravouil, secrétaire général de la fédération nationale CGT des syndicats du spectacle, de l’audiovisuel et de l’action culturelle (FNSAC) note, suite aux annonces du gouvernement du mois de janvier, que le dossier semble avancer, mais reste prudent à la veille de la tenue, mercredi 11 février 2015, d’une réunion plénière de restitution de la mission intermittence en présence du premier ministre.

Les intervenants de la conférence de presse :


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Voir le dossier de presse du 10 février 2015 sur l’assurance chômage.

- Voir le dossier sur l’assurance chômage