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Publié le lundi 22 juin 2015
« La CGT appartient à tous ! »

Les ingénieurs, cadres et techniciens à l’honneur à la Défense



Mercredi 17 juin, la CGT avait rendez-vous avec les salariés de la Défense, à Paris. Pour l’occasion, le village installé sur le parvis du 1er quartier d’affaires européen a été le lieu d’échanges, de partages et de convivialité. Au programme de la journée : tables rondes, rapports d’études, happening, et concert. Des stands permettaient par ailleurs d’informer les salariés sur la syndicalisation, leurs droits et sur différentes problématiques auxquelles ils sont chaque jour confrontés.


A la sortie de la gare RER, les militants sont déjà à pieds d’œuvre et distribuent le programme de la journée, tout comme l’écran géant sur la façade du centre commercial des Quatre Temps.

Quelques centaines de militants sont présents dans le village, et ce malgré un RER A totalement interrompu. C’est sous un soleil radieux que Marie-José Kotlicki, secrétaire générale de l’Ugict-CGT et Virginie Gensel, secrétaire confédérale de la CGT, ont inauguré les festivités, avec une pensée pour les salariés de ce lieu symbolique, ainsi que pour les jeunes diplômés, très présents dans chacune des tours. « La CGT est un lieu de démocratie et appartient à tous les salariés. Nous devons nous interroger sur les conditions de travail de toutes et tous et quel sens nous voulons donner au syndicalisme. Nous devons aussi continuer à lutter contre le travail dissimulé, pour le droit à la déconnexion, pour l’égalité femmes/hommes, pour un encadrement strict du forfait jour … » ont-elles rappelé. L’événement se voulait festif, fraternel et engagé. La CGT est ouverte à toutes et tous, et c’est le message fort qu’elles souhaitaient faire passer.

Une présence quotidienne

L’Union Locale de la Défense, portée par Francis Bottalico, est présente toute l’année au côté des salariés. Faire valoir leurs droits et les accompagner au quotidien dans leurs luttes sont les missions de cette Union. Mais Francis insiste sur d’autres combats, inhérents au quartier : « Ici, on essaie de construire une CGT qui ressemble au salariat de la Défense qui est d’une extrême diversité : toutes les catégories sont représentées, de l’agent d’entretien jusqu’aux chefs d’entreprises. Nous avons des traders syndiqués ! Aussi, nous devons construire une CGT qui réponde aux attentes de tous ces salariés dans leur diversité. Pour cela, nous nous appuyons sur 42 syndicats d’entreprises, implantés dans 60 des 82 tours. Et pour chaque lutte, nous fédérons toutes les catégories professionnelles car chaque combat est le combat de tous. Nous travaillons donc beaucoup sur la solidarité entre salariés, pour éviter l’isolement, notamment. » L’Union Locale permet à tous les salariés de s’organiser et de se rassembler dans un contexte professionnel de plus en plus dur : à la Défense, le turnover est de 30 % par an, et la très forte concentration d’entreprises n’empêche en aucun cas l’isolement, les conditions de travail difficiles, une pression croissante pour ces cadres, ingénieurs et techniciens face aux intérêts des actionnaires.

Un succès retentissant

Dès 10 h, les 1 000 personnes attendues étaient déjà réunies devant la scène pour la 1ère table ronde de la journée. Les différents intervenants se sont interrogés sur l’importance de l’éthique professionnelle et de la liberté d’expression comme levier de reprise de pouvoir face à la finance. Stéphanie Gibaud et Ida de Chavagnac, lanceuses d’alerte chez UBS et au Crédit Agricole ont, en ce sens, partagé leurs expériences et leur combat, pour une réelle déontologie dans la profession. Le droit à l’expression en entreprise pour les cadres, trop souvent bafoué, doit être respecté et il s’avère aujourd’hui indispensable de moraliser la finance.

La présentation des résultats de deux sondages sur les opinions et attentes des cadres et des professions techniciennes au travail, les témoignages de terrain des militants du Printemps, d’EDF, de Sanofi …, une seconde table ronde autour du thème du dumping des droits et des qualifications ont rythmé l’après-midi. Enfin, la journée s’est terminée sur un concert de jazz, accompagnant les salariés de la Défense dans leur fin de journée.

Ce fut donc un véritable succès et une belle réussite pour la CGT, son Ugict, l’Union Locale de la Défense et l’Union Départementale des Hauts-de-Seine qui souhaitaient faire de cette initiative un moment convivial où Ingénieurs, Cadres et Techniciens mais aussi militants, promeneurs et salariés de toutes catégories ont pu échanger et faire converger leurs idées.


Micro-trottoir

Rachid
Dexia – syndiqué depuis 2005
« Nous luttons depuis 2008 pour continuer d’exister, malgré la vente de toutes les entreprises dans le monde. Beaucoup ont été licenciés … Mais pour résister, nous avons réussi à rassembler tous les syndicats du groupe pour lutter ensemble et avons réalisé un tract commun, pour allier nos forces. »








Anne-Marie
Instructrice de prêts immobiliers dans une banque
Syndiquée depuis 2004 – Secrétaire Générale du Syndicat local des Alpes Maritimes

« Je me suis syndiquée à la CGT, parce que la CGT, c’était moi ! C’était un besoin. J’adhérais à la solidarité, au partage, pour faire avancer les choses, et notamment le bien-être au travail, l’égalité femmes/hommes. Il faut faire bouger les choses, et si on ne lutte pas tout le temps, rien ne se passera. »




Dine
Responsable des services généraux – Aurel-BCG
Syndiqué depuis 1989 - Trésorier CGT Finances

« Cette journée est importante car à la Défense, la CGT est tout à fait légitime et nous devons la représenter. Il n’y a qu’avec des initiatives comme celle-ci que l’on peut grandir. De plus, cette journée est un véritable lieu d’échange et de rencontres, entre syndiqués, et c’est formidable. »