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Publié le jeudi 7 juin 2018
Informations diverses

Les émissions françaises de CO2 liées à l’énergie ont augmenté de 4 % en 2017



Après la hausse des émissions moyennes de CO2 des véhicules neufs de 0,6 % en 2017 et l’excès de 3,6 % des émissions de GES par rapport au budget indicatif de 2016, les données provisoires sur le bilan énergétique de la France métropolitaine publiées le 27 avril 2018 par le ministère de la Transition écologique montrent une hausse de 3 % en données réelles et 4 % à climat constant des émissions de CO2 liées à l’énergie pour l’année 2017. Il s’agit d’une rupture par rapport à la tendance à la baisse observée depuis les années 1990. « Corrigées des variations climatiques, les émissions restent toutefois de 17 % inférieures à leur niveau de 2005, ayant baissé continûment entre cette date et 2016 ».

La hausse de 2017 s’explique principalement par une croissance économique « soutenue » (+2 %) qui a conduit à une consommation d’énergie finale en progression de 0,9 % (à climat constant), mais aussi par un « recours accru aux énergies fossiles pour la production d’électricité ».

La production nucléaire a atteint son plus bas niveau depuis la fin des années 1990 (-7,8 % en 2016, -1,2% en 2017 / 103,8 Mtep), notamment du fait de contrôles menés sur des générateurs de vapeur de certains réacteurs au début de l’automne. La production hydraulique (hors accumulation par pompages) recule de 18 % en raison d’une pluviométrie particulièrement déficitaire. Les productions éolienne et solaire photovoltaïque poursuivent leur progression (+14 % et +12 %). La production cumulée des filières hydraulique, éolienne et solaire photovoltaïque s’établit ainsi à 7,1 Mtep en 2017 (0,6 Mtep de moins que l’année précédente). La production des centrales thermiques classiques, utilisées pour ajuster l’offre à la demande d’électricité, « augmente de 18 % en un an, à 63 TWh (dont 54 TWh produits à partir de combustibles fossiles) ».

Autres conséquences, le taux d’indépendance énergétique recule d’un point en 2017, à 53 %, et la facture énergétique de la France augmente de 23 %, à 38,6 milliards d’euros.

Pour en savoir plus

(source AEF)