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Pénitentiaire

Les blocages des prisons s’intensifient

lundi 22 janvier 2018

La CGT n’avait aucun doute sur l’issue de la consultation de ses adhérents, comme elle l’avait déjà indiqué au directeur de l’administration pénitentiaire lors des échanges.

Le projet de relevé de conclusions proposé par le ministère a été soumis à consultation interne à la CGT Pénitentiaire. Cela relève d’une pratique démocratique et transparente, car la CGT « ne décide pas à la place des adhérents ! » La décision des syndiqués de la CGT Pénitentiaire : ne pas signer le relevé de conclusions proposé par le ministère.

Les éléments qui composent ce projet de texte soumis à ratification sont bien en deçà des attentes des salariés mobilisés, notamment en termes de reconnaissance et d’attractivité des missions de service public (indemnités et statut) et de l’insuffisance de création de postes proposés.

Les personnels n’en peuvent plus de travailler au quotidien dans un tel contexte d’insécurité. « Le président et le gouvernement ne prennent absolument pas en compte l’ampleur du malaise et de la colère. La ministre n’est pas à la hauteur des enjeux ! La CGT les appelle à se ressaisir ! » affirme le syndicat CGT Pénitentiaire dans un communiqué.

« Les personnels sont fatigués et furieux. Le mouvement sera dur [...] et ne s’arrêtera pas si le gouvernement ne propose que des mesurettes », a prévenu dimanche Christopher Dorangeville, secrétaire général de la CGT-Pénitentiaire.

La CGT et FO ont prévenu que le mouvement de blocage des prisons était reconductible « jusqu’à ce que le gouvernement entende leurs revendications ». Les trois principaux syndicats demandent des revalorisations : soit indemnitaires (pour l’Ufap Unsa), avec une revalorisation des primes de nuit ou de pénibilité, soit statutaires (pour FO et la CGT), avec le passage pour les agents de la pénitentiaire de la catégorie C à la catégorie B.