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Santé au travail

Les agents de la Direccte de Nantes menacés par l’amiante dans leurs locaux

mercredi 9 août 2017

Suite à la découverte de matériaux amiantés dégradés et très émissifs dans leurs locaux de la Tour Bretagne à Nantes, les salariés de la Direccte de Loire Atlantique on écrit en juin une lettre ouverte demandant à la ministre du Travail de prendre ses responsabilité pour la protection de ses agents. Presque deux mois et un droit de retrait plus tard : toujours pas d’évolution de leur situation...

© Thomas LOUAPRE / Divergence

Le 20 juin dernier, les agents de la Direccte de Loire-Atlantique, installés dans la Tour Bretagne à Nantes, avaient alerté la ministre du Travail de la découverte de matériaux amiantés dégradés et très émissifs dans leurs locaux par le biais d’une lettre ouverte. Ils lui ont notamment demandé de prendre toute les mesures nécessaires afin d’assurer la suppression du risque, de fournir un suivi médical et une traçabilité de leur exposition.

Depuis, 24 agents de la direction du travail ont exercé leur droit de retrait, conduisant au déménagement du personnel dans d’autres locaux. S’en est suivie une désorganisation des services concernés et l’impossibilité de recevoir les usagers ou de répondre à leurs demandes au quotidien.

La direction entend aujourd’hui obliger ses salariés à réintégrer les locaux, considérant avoir pris les mesures nécessaires au rétablissement de leur sécurité... à savoir de simples travaux d’aspiration ! Rappelons tout de même qu’au vu de l’état des matériaux amiantés, supprimer les poussières existantes n’empêchera pas l’émission de nouvelles...

Dans ce contexte, un communiqué a été corédigé le 9 août 2017 par la CGT-TEFP, SUD-TAS et le SNUTEFE-FSU. Les syndicats rappellent « qu’il n’existe aucun seuil d’exposition en dessous duquel le risque de développer une pathologie serait nul, et que le seuil environnemental fixé dans le Code de la santé publique est un seuil de déclenchement des travaux et non un permis d’exposition ».

Ils insistent sur le fait que Murielle Pénicaud doit prendre ses responsabilités pour assurer la protection des agents de son ministère en faisant procéder d’office aux travaux nécessaires pour faire cesser l’exposition à l’amiante (au lieu de rester sourde à la demande des organisations syndicales d’être reçue en urgence dans ce but). Les syndicats demandent « que le droit de retrait soit reconnu, donc que le traitement des collègues concernés soit garanti et qu’aucune pression ne soit exercée sur eux ».