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Publié le vendredi 3 septembre 2004

Les Creps



Les Creps (Centre régional d’éducation populaire et de sport) sont des établissements publics rattachés au ministère de la Jeunesse et des Sports.
Comme leur nom l’indique, ils ont une vocation régionale. Leurs fonctions principales consistent à être un lieu de formation et d’entraînement sportif.

La formation

Les Creps participent à la formation des diplômes dispensés par le Mjs, tant dans le domaine sportif que dans celui de l’éducation populaire. Certains Creps ont noué des liens privilégiés avec l’université, par exemple pour les filières Staps.

  • Développement des formations en direction des métiers de l’éducation populaire.
  • Formation des cadres bénévoles qu’ils soient sportifs ou d’éducation populaire.
  • Participation à la mise en oeuvre des actions en direction des jeunes.
  • Participation à la formation professionnelle et continue des personnels relevant du Mjs.
  • L’entraînement sportif

    Les Creps sont des lieux privilégiés de préparations sportives des pratiques de haut niveau, régionales, nationales et même internationales.

    Le perfectionnement sportif et le suivi médical peuvent être assurés dans les Creps.

    Certains Creps sont dotés d’équipements sportifs destinés à une discipline particulière.

    L’Insep, Institut national du sport et de l’éducation physique, résulte d’une longue histoire commencée en 1852 avec la création de l’Ecole normale de Joinville.
    Histoire chaotique ou continuum volontariste ?

    On va, en effet, au cours des décennies et pendant un siècle et demi, y observer adjonctions, séparations, fusions, selon l’évolution d’une certaine conception de la gymnastique, de l’éducation physique, du sport, et selon les volontés politiques à l’oeuvre. Mais cet institut n’est-il pas le reflet - peut-être rigidifié - de l’évolution de l’idée du sport au sein de la société française, et ne représente-t-il pas l’expression des enjeux économiques et idéologiques dont le sport est l’un des lieux ?

    L’histoire

    La fin du XIXe siècle

    L’Ecole de Joinville, Ecole normale de gymnastique, voit le jour en 1852, pour accueillir officiers et hommes de troupe qui doivent être formés pour devenir moniteurs militaires afin d’enseigner la gymnastique aux soldats.

    Le 1er septembre 1937, Léo Lagrange pose la première pierre de l’Ecole normale d’éducation physique pendant que se poursuit, sur les mêmes lieux, l’édification du Centre national d’éducation physique par les militaires. Créée en 1933, l’Ecole normale avait eu, dans sa première promotion, Maurice Baquet comme professeur et Jean Guimier comme élève.

    L’après-guerre

    L’Institut national des sports est enfin installé début 1945 dans une extrême précarité de locaux. Créé par décret le 27 novembre 1945, son directeur technique est Maurice Baquet.

    En juin 1952, le président Vincent Auriol inaugure le Centre national d’éducation physique, réunissant l’Ins et l’Ensep qui ne rejoindra les lieux qu’en 1955.

    En 1970, les écoles normales, filles et garçons, fusionnent sous le nom d’Enseps et s’installent à Châtenay-Malabry, pour revenir en 1975 au terme de fortes résistances se traduisant par des occupations de locaux et sanctionnées par le Conseil d’Etat de façon purement formelle, puisque sans effet, la fusion étant d’ores et déjà consommée, elle deviendra effective en 1976.

    L’Insep aujourd’hui

    Ne soyons donc pas étonnés qu’aujourd’hui la transformation de l’établissement - au travers de l’élaboration de nouveaux statuts - soit l’objet d’âpres discussions car ce fleuron de la politique sportive française ne saurait échapper aux interrogations qui, ailleurs, traversent la société tout entière, s’interrogeant ici sur le bien-fondé d’une politique, sur ses destinataires, ses acteurs, sa place dans la nation.

    Le sport pour qui ? pour quoi faire ? Des élites ? à quel prix pour elles-mêmes ? Des champions et/ou des citoyens ?

    C’est pour cela que la définition des missions confiées à l’Insep, transformé en établissement public scientifique culturel et professionnel (Epscp) doit faire l’objet d’un soin particulier, visant à une participation pleine et entière de tous les acteurs, au respect et à l’épanouissement de chacun et au développement d’un grand service public des sports. C’est ainsi que le syndicat Cgt de l’Insep l’énonce dans les propositions faites à la ministre, concernant les missions de l’institut pour participer à cette politique nationale de développement des activités physiques et sportives.

    En instance de changement de statut, c’est actuellement un établissement public à caractère administratif (Epa), issu des textes de 1975, 1976, 1977 et 1984.

    Il est géré par un conseil d’administration où siègent membres de droit (dont le directeur des sports, le président du Cnosf...) et membres élus (représentants des personnels et des sportifs), et par un directeur nommé ; il est organisé en département et services.

  • le département du sportif de haut niveau,
  • le département de la formation,
  • le département des sciences du sport,
  • le département médical.
  • S’y ajoutent actuellement deux « services » de l’information sportive (écrit, audiovisuel, multimédias) et des relations internationales, qui organisent les échanges d’experts et l’accueil des sportifs étrangers de haut niveau.

    Déjà mûri en 1991, un nouveau statut d’Epscp devrait voir le jour avant la fin 2001 ; la Cgt porte des appréciations pour que cette évolution soit garante d’un véritable service public du sport de performance.