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Schneider Fabrègues

Le droit de grève remis en cause

vendredi 18 avril 2014

Le droit de grève vient d’être remis en cause de manière indigne par une ordonnance du TGI de Montpellier dans une affaire qui opposait les représentants du personnel de l’entreprise Schneider Fabrègues à leur direction.

En conflit avec leur employeur sur des revendications salariales, les salariés se sont mis en grève en s’installant sur le parking de l’entreprise.

Pour casser le mouvement de grève, Schneider saisit le TGI pour faire ordonner l’expulsion des grévistes. Sans aucun motif valable pour soutenir sa demande, sans aucune preuve pour appuyer ses prétentions, contre toute attente, Schneider obtient pourtant une ordonnance d’expulsion, accompagnée de 500 euros d’astreinte pour chaque salariés concernés, et de la condamnation à rembourser les frais de justice d’un procès pourtant abusif. Bien entendu, les quatre salariés visés par la procédure sont tous des élus et mandatés de la CGT, n’y voyons bien sûr aucune discrimination, aucune criminalisation de l’action collective, ni tentative d’intimidation...

C’est encore un exemple malheureux d’une Justice au service du capital, qui défend les plus forts là où elle devrait garantir les droits des plus faibles, a fortiori lorsqu’il s’agit d’un droit fondamental, celui de faire grève. Conséquence de cette ordonnance : les salariés ont été contraints de cesser leur mouvement, c’est l’effet délétère de ce déni de justice.

Si en 24H l’employeur a réussi à obtenir une ordonnance d’expulsion, les salariés de Schneider du site voisin de la Pompignane, attendent toujours quant à eux le jugement concernant la réorganisation du site, jugement qui devrait être rendu... après la fermeture du site !

La CGT étudie toutes les possibilités de contester cette ordonnance.