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Publié le mardi 14 avril 2015

Le CDI intérimaire



Le patronat de l’intérim (PRISM’EMPLOI) et les organisations syndicales CFDT, CFTC et CGC, ont signé en juillet 2013 un accord sur la mise en place du Contrat à durée indéterminée (CDI) des salarié-e-s intérimaires.

La CGT s’était opposée à la signature de ce marché de dupe. L’accord ne prévoit que 20 000 CDI, soit 4 % des intérimaires parmi les plus qualifiés qui n’ont pas de difficulté d’employabilité et, qui pour une grande partie, sont déjà employés à plein temps. Ils vont perdre leur indemnité de fin de mission égale à 10 % de leur rémunération et être contraints bien souvent d’accepter une mobilité illimitée sur toute la France.

De plus, la période d’essai pouvant aller de quatre à huit mois, le délai de prévenance d’une demi-journée imposé pour se présenter chez le client, le manque de garanties sur la mobilité géographique et professionnelle, l’imposition des prises de congés entre deux missions, vont entraîner une détérioration des conditions de vie et de travail.

La CGT exige que les intérimaires en CDI puissent refuser les missions trop éloignées de leur domicile et ne correspondant pas à leur qualification. Durant la négociation, la CGT a exigé que soit précisé dans l’accord la définition d’une « offre de mission raisonnable », correspondant à des critères acceptables et justes pour les salarié-e-s.

Au cours de cette négociation, la CGT a tout de même réussi à imposer que le/la salarié-e intérimaire en CDI bénéficie, entre deux missions, d’une garantie minimale mensuelle de rémunération égale au SMIC versée par l’ETT.