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Publié le vendredi 17 septembre 2004

Le 3 juillet 2001, la CGT a reçu Shaher SA’ED, Secrétaire Général de la Fédération des Syndicats de Palestine



Le 03 juillet 2001, la CGT a reçu Shaher SA’ED, Secrétaire Général de la Fédération des Syndicats de Palestine. A cette occasion, Bernard THIBAULT, Secrétaire Général de la CGT, a exprimé la solidarité financière de la CGT - une solidarité d’urgence - qui devra être complétée dans les semaines et les mois à venir par d’autres initiatives.
Saluant la présence de Shaher SA’ED, dont la venue un mois plus tôt avait fait l’objet d’un refus des autorités israéliennes, Bernard THIBAULT a précisé : " la CGT est engagée de longue date pour une paix juste au Proche-Orient … La paix est l’objectif qui doit fédérer toutes les forces de progrès en Palestine, en Israël et dans le monde. Mais une paix durable ne peut être qu’une paix juste qui reconnaisse le tort qui a été fait au peuple palestinien, première victime de la violence installée dans cette région depuis plus de 50 ans ".
Comme les syndicats de Palestine, la CGT récuse toute forme de terrorisme, mais elle n’oublie pas " qu’il y a des terrorismes d’Etat qui doivent être bannis de cette région du monde. La paix ne doit pas être négociée sous la pression des armes ".
Shaher SA’ED a précisé : " je rêve de voir nos enfants et les enfants israéliens vivre en paix, de les voir grandir dans une atmosphère débarrassée à jamais de toute agression, violence ou haine ".
La situation sur le terrain, de même que le comportement des dirigeants israéliens, tout appelle à ce que des pressions significatives soient exercées non seulement par les Nations-Unies mais également par l’Union Européenne et le gouvernement français.
Le bouclage des territoires, les bombardements, la violation des zones placées sous l’Autorité palestinienne, les constructions de nouvelles colonies, malgré les protestations internationales, sont autant de faits qui nient au peuple palestinien le droit d’avoir un état reconnu et viable.
Les conséquences sociales sont moins connues.
Shaher SA’ED a indiqué que le taux de chômage en Cisjordanie et dans la bande de Gaza est supérieur à 40 % ; 140 000 travailleurs vivent en-dessous du seuil de pauvreté. La Palestine se trouve ainsi placée dans une situation de sous-développement.
C’est parce que la CGT est aux côtés des travailleurs palestiniens qu’elle est solidaire avec tous ceux qui, en Israël, prennent position, s’engagent et luttent pour la paix.
C’est à ce titre que nous voulons développer nos relations avec les syndicalistes palestiniens et israéliens, soucieux de construire une issue favorable aux intérêts des salariés, dans le cadre d’une paix durable.