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Publié le jeudi 3 mars 2005

La syndicalisation dans les armées



Intervention de Jean-Louis Naudet, secrétaire général de la FNTE-Cgt, au cours du colloque "La fin de la Grande Muette ?" organisé le 3 avril 2004.

Introduction
Je vous remercie au nom de toute la Cgt pour votre invitation à cette initiative dont nous en mesurons l’enjeu et la signification, à la fois provocante et pertinente dans le contexte qui est celui de la professionnalisation des Armées, décidée et imposée en 1996, sans débat public que pour notre part nous avions souhaité et demandé au Président de la République.
Cette initiative suscite un intérêt profond et une attention qui ne l’est pas moins de la part de notre syndicalisme.
Provocant et pertinent, disais-je en évoquant le sujet de la syndicalisation dans les Armées, objet de notre débat d’aujourd’hui, devant un auditoire tel que le vôtre.
Provocant car intervenant après la remise du rapport de la Commission de M. Denoix de Saint-Marc sur la révision du statut général des militaires et avant l’élaboration d’un avant-projet de loi sur ce sujet.
Provocant aussi au moment où le droit syndical des salariés, en France mais pas seulement, est l’objet de pressions, de remises en cause ou de limitations dans son exercice et dans son développement.
Pertinent enfin, car la professionnalisation des Armées rend nécessaire d’ouvrir ce débat pour permettre une telle évolution au sein de nos Armées, afin que le militaire soit enfin ce citoyen ou cette citoyenne à part entière de la société et non plus entièrement à part de celle-ci.
Je vous propose donc de traiter de la syndicalisation dans les Armées selon 3 axes que nous pourrions décliner comme suit :
1. De la nécessité de rénover avec ambition le statut général des militaires ;
2. De la nécessité de reconnaître le droit à la citoyenneté dans le cadre de la spécificité du métier des armes ;
3. De la nécessité de reconnaître le droit à la syndicalisation des militaires.