La cgt
NOUS SUIVRE
  
Accueil  >> Société  >> Sport
Publié le vendredi 3 septembre 2004

La santé dans les pratiques sportives



Aujourd’hui, la santé est devenue une exigence réelle des sportifs, tant en terme d’objectif que de moyen. Aussi, une réelle démocratisation des activités physiques et sportives implique une prise en charge globale des sportifs dans le domaine de la santé à travers les différents niveaux d’intervention de la médecine du sport.

En moins de dix ans, les préoccupations de santé sont devenues essentielles :

  • pour les parents soucieux de la préservation de la santé de leurs enfants,
  • les compétiteurs qui revendiquent des soins rapides et efficaces, font appel à des attitudes de prévention et souhaitent mieux connaître leurs aptitudes physiques pour la maîtrise de leur entraînement,
  • pour le troisième âge,
  • pour les entraîneurs, afin de maîtriser les conditions de pratique et d’éviter des comportements traumatiques, etc.
  • Cette évolution repose sur un phénomène complexe : la pratique des activités physiques et sportives a longtemps été considérée comme un élément moteur du maintien et du développement de la santé. Souvent, cette implication a revêtu un caractère mécaniste pour ne pas dire simpliste. Cependant, la pratique des activités physiques et sportives comporte des aspects délétères d’autant plus présents que les pratiques s’intensifient et se massifient.

    Niveaux actuels d’intervention de la médecine du sport

  • La visite médicale d’aptitude (Vma).
  • Le suivi médical de l’entraînement.
  • Il permet d’évaluer les conséquences d’une pratique sportive sur le développement physique et psychologique du sportif, plus particulièrement chez l’enfant en pleine croissance. Il oriente le sportif pour l’optimisation de ses performances dans le respect de son équilibre psychologique et le protège du surmenage. Il fournit une base objective de réflexion à l’entraîneur, soucieux du respect de la physiologie des adolescents. Il nécessite des technologies simples mais rigoureuses avec un plateau technique minimal.

    Evaluer ses capacités physiques et le retentissement du sport sur sa santé intéresse tout sportif désireux de progresser et non pas seulement le « haut niveau ».
    Le coût de cet acte est actuellement assumé par le sportif, la structure sportive ou la collectivité dont il dépend.

    La formation de l’encadrement sportif

    Seul l’accès de tous les entraîneurs et dirigeants à la connaissance, peut faire évoluer les habitudes figées dans la répétition et l’empirisme. La circulation du savoir et l’exigence d’un langage commun aux professionnels de santé et aux entraîneurs jouent un rôle moteur pour modifier le contenu des pratiques.

    Les soins

    Le champ de la pathologie liée aux activités physiques et sportives s’accroît pour trois raisons essentielles :

    Premièrement, le nombre des pathologies, surtout dans les activités de loisir, croît en raison inverse de la préparation physique préalable et du nombre des entraîneurs.
    Ensuite l’intensification des pratiques de compétition révèle des affections spécifiques, nécessitant un abord de plus en plus spécialisé.
    Enfin, le fatalisme n’est plus de mise devant les blessures occasionnées et l’exigence des sportifs augmente avec les besoins de santé.

    La recherche

    Issue de l’affrontement des idées et du désir au sport de repousser les limites de l’homme, elle est indissociable des quatre voies de travail précédentes. Elle recouvre le champ entier de la médecine du sport, de l’épidémiologie à la physiologie de l’effort en passant par la biomécanique, ou encore l’étude appliquée des matériaux.
    Face à ces préoccupations, on constate un hiatus entre la demande sociale et la réponse institutionnelle.
    Globalement, les problèmes budgétaires sont évoqués en priorité mais l’absence de réflexion sur la politique de santé en faveur des sportifs est en fait le premier obstacle au développement de la médecine du sport.

    ... d’où nos propositions

  • Revendication du droit à la santé,
  • réintroduire les cinq heures d’éducation physique et sportive dans le milieu scolaire,
  • attitude novatrice : développer les interventions de santé positives, mieux former, mieux informer, collaborer avec les professionnels de santé.
  • Avec en corollaire :

    Optimisation de la préparation :
    Les centres de médecine du sport se doivent de renforcer leur action ; ce sont des structures proches des sportifs simples et bien acceptées, et elles doivent être rénovées dans leur concept.

    Coordination des efforts et des moyens :
    Quant à l’évaluation physique du sportif, à l’effet du sport sur la santé, nous en sommes encore aux balbutiements. Les tests nécessaires demandent plus de temps et de compétence qu’une simple visite d’aptitude. Pour être utiles, ils doivent être également plus fréquents. Eux seuls font sortir l’entraîneur de l’empirisme.

    Nous proposons la création d’une structure de coordination. Elle aurait pour mission :

  • d’assister les clubs et les comités d’Entreprise dans les besoins de formation traitant de la santé,
  • de mettre en place une information envers le milieu sportif (moyens techniques, support médiatique),
  • d’assurer la formation continue et la confrontation des expériences,
  • de recueillir des données et définir des actions de santé dans le milieu sportif d’entreprise,
  • d’assurer des prestations de service dans le domaine des soins et de l’évaluation physiologique des sportifs.